PAR
cliain nous chanterons le Te Deum pour ceux qui ont pdqué ; pour ceux qui n'ont pas pâqué, ça fera bernique. » (Ext. du Dict. du Pays de Bray, par l'abbé Decorde.)
PAQUET, n. m. — S'emploie dans cette locution : «Attraper son paquet, » Devenir enceinte.
PARAPHE, n. f. — « Une belle paraphe. »
PARASINER. V. n. — Avoir la main tremblante : « l\ parasine tellement qu'il peut à peine signer son nom. » Comp. avec le vieux français palasine, paralysie, et palns'uieux, paralytique :
« Vos sereiz.... gariz de diverses maladies, de toutes goûtes sans palasine. » (Rut., II, p. 62.)
« Pour eschever de non xen'ir ptihisinmx de la teste ou des rains, il se faut abstenir de mengier do teste de char de chat ou do ours. » (Ev. des Quenouilles.)
PARÉ, adj. — Pareil.
Il Le même paré, par pléonasme : « Si vous trouvez ce drap solide, je puis vous donner du même paré, c.-à-d. le pareil.
Il Tout paré, tout à fait pareil : « O'z avez un habit tout paré au mien. »
PARESSER, V. n. — Faire le par.esseux. Dans un glossaire du XIV"^ siècle (Riblioth. nat.. n" 7()9!2"), on lit au moX Accidior^ estre ennoiez, parecier.
PARFIN (À la), loc. adv. — Finalement : « A la par fin, on s'est mis d'accord. » On emploie aussi parfinir, achever, terminer complètement. V. fr. parfiner.
Dans l'ancienne langue, la préposition par ajoutée à certains mots leur donnait une signification superlative ; ex. : Paraller, pardestruire, pardurable, à la parsomme, parester, parcreistre, parcerchier, etc.
« Après lesquelz traictiès accordés et;)rtr accomplis. >> (J. LeFèvre, page 357.)
Or fault que notre voix s'appère En chantant, Michiel, mon doulz amis, Tant que notre ronàel parais Sera du tout.
Mystère de la Nativité.