‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 198 sur 257 · POI · texte numérisé non relu

POI

Il Aubaine, ho^ritage inattendu : «Son oncle lui a laissé une bonne phiqut. »

Il Faire sa pluque, faire des épargnes, amasser, thésauriser.

PLURE, u. l'ém. — Pelure; dériv. plurer, peler : ii Plurer des oigQons. »

PLUVOIR, V. n. — Pleuvoir : « E il pluveit tant fort qu'il ne voleit cesser. » (Th. le mart., dans Littré.)

PLUVOTER, V. n. — Se dit d"un(> pluie fine.

POAIL, n, m. — Poil. Comp. avec le v. fr. peil et le bourguignon poi. Dériv. poaillu, poilu.

Il Avoir un binu poail, se dit ironiquement d'une personne mal habillée.

POCAGE, n. m. — Il est d'usage qu'à la fête de Pâques les garçons meuniers, bourreliers et autres, se présentent chez leurs pratiques pour cueillir leur pocage, cest-à-dire pour demander, et non pour apporter, comme disent les paysans dans leur langage expressif. On leur donne ordinairement quelques sous qu'ils empochent : C'est ce qu'on appelle \e pocage, mol (|ui signifie argent de poche.

Comme les garçons meuniers, les instituteurs cueillent leur pocage. Jadis on leur donnait des œufs, mais il paraît qu'aujourdiini ils rougissent de cette cueillette, et qu'ils aiment mieux les pièces blanches. (V. Dergny, le Pays de Bray.)

Il y a quelques années, avant qu'une sage décision archiépiscopale eût interdit cet espèce de colportage, les maîtres d'école, en cueillant leurs œufs de Pà([ues, allaient de maison en maison offrir des pains azymes, et aspergeaient d'eau bénite If lit du cht'l" de iainilli'.

POCHIE, n. r, — Le coiiti'iiii diiiic poche : <> Avoir une bonne pochie de gros sous. »>

POGNE, n f. — Poigne; d'où pognie, poignée : « El dunnoit à poiguies aLm&\ bien les siens deniers comme il fcsoit cens que il avoil gaingniés. » (Joinville, p. i'iS.)

.J'aïuay mio hellc j)o{;/nie d'argent...

Le Noia-cau Pathclin.

POINTER, v. art. — Clouer avec des pointes.

Page 1