AST
à se contracte avec les pronoms possessifs et relatifs ; on a vu al, am, mis pour à la, à ma, etc.
ASCAROLE, n. f. — Escarole.
ASIR, V. act. — Rôtir, brûler. Le participe asi est particulièrement usité : « Ce poulet ne sera pas bon, il est trop asi. » Comp. avec le grec àV et le latin assus. Ce mot a le même sens que le français havir dont il est peut-être une corruption.
ASSASSIN, n. m. — Assassinat. « On a commis un assassin cette nuit. »
ASSASSINEUX, adj. — Celui qui assassine : « Qui jettera. . .l'œil sur les meutres et assassins que les princes faisoient faire par leurs favoris. . .» (Pasquier, dans La Curne, p. 220.
ASSIÉTER, Assire, v. act. — Asseoir. Assire, qui est formé du latin assidere, fait au fut. : je niassirai ; au subj. que je m'assièche ou que je m'assiche. Un grammairien du XVIIme siècle dit que l'usage était fort brouillé sur tous les- temps du verbe asseoir.
En effet, dans une comédie de Boursault (Esope à la Cour), je lis, à deux vers de distance, les deux formes impératives : asseyez-vous, assis-toi ; et Régnier écrit :
Puis sans qu'on les convie ainsi que vénérables S'assiessent en prélats les premiene à vos tables.
Sat.,U.
De s'assiézer, usité dans le dialecte blaisois.
ASSOMMOIR, m. et f. - Personne qui vous importune, qui vous fatigue par son bavardage.
ASSURÉ, adv. — Apocope de assurément : « Viendrez-vous me voir ? — Assuré que je viendrai. »
ASTEURE, adv. — A cette heure, maintenant : « Nous avons assez travaillé ; reposons-nous asteure. »
0 loup, j'en ay desjà besoin.
Dit le porc-espy, tout asteure.
Baïf.
« J'ai des pourtraits de ma forme de vingt et cinq, ot de trente