AS
ARMANA, n. m. — Almanach.
ARRACHER; v. act. — Déchirer : « J'ai arraché mes habits en traversant le bois. »
D'où arraclmre, déchirure.
ARRANGEANT, adj. — Personne avec laquelle il est facile de s'entendre, de faire des affaires, de conclure un marché.
On dit dans le même sens : « C'est un homme , c'est une femme d'arrangement. »
ARROSER, V. act. — Célébrer par de copieuses libations une noce, un parrinage, un grade, etc.
ARSOUILLE, n. m. et f. — Personne malpropre ou de mauvaises mœurs ; terme grossier qui des villes s'est répandu dans les campagnes. Selon Du Méril, ce mot est une aphérèse Aq g ar souille : «Viles personas quas ^amenés vocant. » (Mathieu Paris, anno 1256.)
ARTABAN, n. prop. — Nom souvent cité dans ce proverbe : « Il est fier comme Artahan. » Quel est cet Artaban ? — Sans doute le héros de quelque roman ou conte delà Bibliothèque bleue. Je lis dans un contemporain (Lucas de Montigny, Récits variés) le passage suivant : « M^'^ de Montpensier, fière comme Artaban, après le combat du faubourg Saint-Antoine, se prenait pour une Jeanned'Arc de qualité qui aurait fait le plus grand coup du monde. »
ARTER, V. act. — Arrêter, par syncope, comme débiller , pour déshabiller.
ARTIMON, n. m. — Terme de marine dont on sait la signification. Ce mot a dans notre patois une acception singulière. « Donner un artimon au c. . . de quelqu'un » signifie appeler en justice, envoyer une assignation.
ARUER, V. act. — Lancer, jeter vers ; de ad et ruere : « J'ai oublié mon couteau, arue-uioi le tien.»
AS', adj. poss. — A sa. «J'ai parlé as' femme; — je retourne as' maison.»
Il As'n, à son, devant une voyelle ou un h muet : « Dites as'n homme de venir. — Chacun doit être as'n affaire. » La préposition