SAU
Nos vieux auteurs, sans souci de l'étymologie, rejetaient le p dans pseaume, psaltérion, psaumoier :
De vielle sot et de rote, De lire et de saterïon.
Brut, 1=^, p. 78.
Madame musique aus clochetes Et si clerc plain de chançonnetcs, Portoieut gigues et vieles. Saltérions et tléuteles.
Bat. des VII Arts.
Dites-moi par quelle accointance Vous partirez au Dieu royaume Qui ne voulez pas dire un siaumc
Du sautier
Rutebp:uk .
Grâces rendent et si saumoient.
RuTEBEUF, Hte M. l'Egypt.
SAUTIR, V, act. — Usité dans le sens de saillir : « Faire 30?////une vache, une jument. » Pour le reste, môme sens que le fr. sauter. Sautir n'est irrégulicr qu'à l'inlinitit et au part, (jui l'ait sauti, aussi souvent que sauté.
On a pu voir plus haut que l'on dit pétir au lieu de péter. Beaucoup de verbes qui sont aujourd'hui de la première conjugaison appartenaient à la seconde par certains de leurs teiiqis. Quelquefois ils avaient denx formes,comme puir etpuer qui sont admis dans lesDict. de Richelet et de Furetière.
« C'est un voyage de foirards ; nous ne taisons ({ue vessir, que péter, que ravasser, que rien faire. » (Rabelais.)
« En telle sorte que Marquet tombit de dessus sa jumenl, mieux semblant homme mort que vif. » (Rabelais.)
Ou à tyssir (pour frommages former) Paniers d'osier et fiscelles de jonc.
^I.\RoT, Eglog. au Roi.
« C'est |)Jiir que sentir bon.» (Montaigne).
« Le pauvre avocat estoit demouré tout peneux de cest elTroy et n'osoit plus /oMssù' que par le congé du rodomond. (.Sal. .Ménippée, P- 3'w.)