‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 227 sur 257 · SAU · texte numérisé non relu

SAU

Nos vieux auteurs, sans souci de l'étymologie, rejetaient le p dans pseaume, psaltérion, psaumoier :

De vielle sot et de rote, De lire et de saterïon.

Brut, 1=^, p. 78.

Madame musique aus clochetes Et si clerc plain de chançonnetcs, Portoieut gigues et vieles. Saltérions et tléuteles.

Bat. des VII Arts.

Dites-moi par quelle accointance Vous partirez au Dieu royaume Qui ne voulez pas dire un siaumc

Du sautier

Rutebp:uk .

Grâces rendent et si saumoient.

RuTEBEUF, Hte M. l'Egypt.

SAUTIR, V, act. — Usité dans le sens de saillir : « Faire 30?////une vache, une jument. » Pour le reste, môme sens que le fr. sauter. Sautir n'est irrégulicr qu'à l'inlinitit et au part, (jui l'ait sauti, aussi souvent que sauté.

On a pu voir plus haut que l'on dit pétir au lieu de péter. Beaucoup de verbes qui sont aujourd'hui de la première conjugaison appartenaient à la seconde par certains de leurs teiiqis. Quelquefois ils avaient denx formes,comme puir etpuer qui sont admis dans lesDict. de Richelet et de Furetière.

« C'est un voyage de foirards ; nous ne taisons ({ue vessir, que péter, que ravasser, que rien faire. » (Rabelais.)

« En telle sorte que Marquet tombit de dessus sa jumenl, mieux semblant homme mort que vif. » (Rabelais.)

Ou à tyssir (pour frommages former) Paniers d'osier et fiscelles de jonc.

^I.\RoT, Eglog. au Roi.

« C'est |)Jiir que sentir bon.» (Montaigne).

« Le pauvre avocat estoit demouré tout peneux de cest elTroy et n'osoit plus /oMssù' que par le congé du rodomond. (.Sal. .Ménippée, P- 3'w.)

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