SAU
Il Ouvrir : « Quand j'ai été à Paris, c'est moi qui saquais de grands zius, » me disait un paysan.
Il Etaler, montrer : « Saquez un peu vol' marchandise. »
Dans l'ancienne langue, on trouve les formes sacer ,sacier , sachier, sacher, saquer.
En 1483, un enfant nouveau-né ayant été retiré vivant d'un abreuvoir à Abbeville, on assembla toutes les filles de la ville, et, « pour savoir et attaindre la vérité du cas, on leur fit saquer leurs mamelles. » La coupable fut ainsi découverte et brûlée vive. (Louandre, Hist. d' Abbeville. )
« Adont li vût li Enperères bouter sa main ou ventre pour sa/cier le quer. » (Nouv. Franc, du XlIIeme siècle, p. 9.)
Il Se saquer, fuir promptement ; se tirer d'une mauvaise affaire.
Burguy tire ce mot du latin saccus; comp. avec l'espagnol et le portugais sacar.
SAQUERMENT, n. m. — Sacrement.
Je vous jure sur Dieu et sur le saquerment.
HuG. Capet, p. 113.
SAQUIE, n. f. — Ce que contient un sac.
SATANE, adj. — Diabolique, digne de satan : « Quel satané polisson t »
|1 Difficile : « Vous me donnez-là un «a^fl ne travail. »
SAUCÉE, n. f. — Averse.
SAUTE-À-PREUNES, n. m. — Grand garçon à l'air niais.
SAUTERELLE, n. f. — Crevette.
SAUTIER, n. m. — Psautier. L'aphérèse du }) se rencontre dans le français tisane deptisana.
« Item un beau sautier à lettres d'or et d'asur que le pape li donna.... » (Douet d'Arc ; Inv. de Clémence de Hongrie.)
Oez que le psalmiste dist, David qui le sautier escrit.