‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 226 sur 257 · SAU · texte numérisé non relu

SAU

Il Ouvrir : « Quand j'ai été à Paris, c'est moi qui saquais de grands zius, » me disait un paysan.

Il Etaler, montrer : « Saquez un peu vol' marchandise. »

Dans l'ancienne langue, on trouve les formes sacer ,sacier , sachier, sacher, saquer.

En 1483, un enfant nouveau-né ayant été retiré vivant d'un abreuvoir à Abbeville, on assembla toutes les filles de la ville, et, « pour savoir et attaindre la vérité du cas, on leur fit saquer leurs mamelles. » La coupable fut ainsi découverte et brûlée vive. (Louandre, Hist. d' Abbeville. )

« Adont li vût li Enperères bouter sa main ou ventre pour sa/cier le quer. » (Nouv. Franc, du XlIIeme siècle, p. 9.)

Il Se saquer, fuir promptement ; se tirer d'une mauvaise affaire.

Burguy tire ce mot du latin saccus; comp. avec l'espagnol et le portugais sacar.

SAQUERMENT, n. m. — Sacrement.

Je vous jure sur Dieu et sur le saquerment.

HuG. Capet, p. 113.

SAQUIE, n. f. — Ce que contient un sac.

SATANE, adj. — Diabolique, digne de satan : « Quel satané polisson t »

|1 Difficile : « Vous me donnez-là un «a^fl ne travail. »

SAUCÉE, n. f. — Averse.

SAUTE-À-PREUNES, n. m. — Grand garçon à l'air niais.

SAUTERELLE, n. f. — Crevette.

SAUTIER, n. m. — Psautier. L'aphérèse du }) se rencontre dans le français tisane deptisana.

« Item un beau sautier à lettres d'or et d'asur que le pape li donna.... » (Douet d'Arc ; Inv. de Clémence de Hongrie.)

Oez que le psalmiste dist, David qui le sautier escrit.

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