‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 231 sur 257 · SER · texte numérisé non relu

SER

SÉRIE, n. fém. — Soirée : « Il seroit bon que a landy nous

assemblissons en l'ostel de Maroie Ployarde, ou l'en a accoutumé de tenir la série, environ sept heures du vespre. » (Ev. des Quenouilles.)

Série est la forme picarde du vieux mot sérée.

Je te rendray bou compte de ma vie, Depuis qu'à toy parlay l'autre serde.

Marot, Epit.

On connaît l'ouvrage humoristique de G. Bouchot intitulé les Sérées. Etym. lat. serus.

SERQUEU, n. m. — Cercueil. On trouve dans nos \um\ auteurs les formes sarcuel, sarquel, sarqueus, sarcu, sarcou, sarkeu. En blancs sarcous fait mettre les seigneurs.

Ch. DE ROL.VND.

...{En unt porte al evesquie U sis sarqueus e sis tombeaux Ert aparillez, gent e beaus.

Benoit de Sainte-More, v. 1690.

Il existe dans le départonient de l'Oise un rWhQo appelé Sarn/5, en latin t/e Sarcophagis ; les paysans [irononccnt toujours S<'rqucns.Cerqueux est encore un village du Blaisois. (Talbert, p. 13. )

Il n'est donc guère possible d'admettre avec Burguy (jue ce mot vient de l'ancien haut-allemand sarc, cercueil, avec la sullixe el.

SERTE, n. f. — Temps pendant lequel sert un domestique dans une ferme, ordinairement une année entière. Du latin s?ri'(//«TO.

SÉRUGIEN, Sirugien, n. m. — riiirurgien : « Je mandai mires et surigiiens, et fisc marchié de lui garir eu uii'^''' besans.» i^L'emp. Constant, Nouv. du XlIIe^'e siècle.)

Je sai une fisicienne, Que à Lions, ne à Viene, Ne tant comme le siècle dure.

N'a si bonne scrurgicnne.

RuTEBCF-rE.

« Quant il vint là, il ne pot parler ; plusour des cyrurgiens cl dos physiciens de l'ost alèrent à li. « (Joinv., p. 0:2.)

SER"VIABLE. adj.— Qui peut servir en parlant drci-rlains obj.-ls: « Il ne faut j.as donner (vs vèlf-in.Mits. ils sont encore seniables. «

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