‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 236 sur 257 · SUZ · texte numérisé non relu

SUZ

Si quist vallet tel com li plot Qui par foy en couvent li ot Que le chastelaia tant siiira Où qu'il le truist, et sy et là.

Chast. de CoicY, Y. 3963.

Tuit te sidront et sergant et piétaille.

Raoul de Cambrai, p. 43.

Tant de périlz sont à suir la court.

Qu'a grant peine s'en pourroit nul garder.

EusT. Desch., Bail.

SUPLICE, n. propre. — Sulpicc. Saint-Suplice {?>u]\)\co), nom do localité. La lettre / est transposée comme dans lilouquc, liOQcle.

SUPPOSITION (Une) que, loc. -- Supposé que.

SUR (Pour) loc. adv. — Assurément : << Pour sûr, je viendrai vous voir. »

SUSUR, n. m. •— Sureau. J'ai rarement entendu dire séliu, scu qui appartient particulièrement au dialecte picard. Il a été longtemps d'usage de planter le premier jour de mai un mai de susur à la [lorte des filles qui avaient eu un enfant.

Il est possible de tirer srhu. séu, srhiu, du latin sfimlnicn'^, sahucus, mais notre mot susur paraît avoir une autre origine.

SURCHINS, Surcins, n. m. [ilur. — Nom générique jiar lequel on désigne les rats, les souris, les mulots : <' Nous sommes infestés de surchins. » Ce mot est aussi voisin du latin sorex, soricou que le fr. souris.

SURIAUX, n. m. plur. — Aigreurs d'estomac.

SURIR, n. m. — Devenir aigre.

SURQUER, Cliurquer, v. actif. — Se dit du chat qui gurtte la souris ; s'applique [)ar extension à celui (jui épie les actions d'autrui, qui dérobe quelque chose précipitammenl comme un voleur.

Il Etre il la piste de, courir a|»rès (|uelqiu'> chose : « Sunjwr un Imn repas.»

SUZON.n. propre. — Diminutif de Suznniif.

Page 1