TEL
Les paysans font coucher sur une litière d'hièbles les vaches qui ne sont pas tauro(jnes, afin qu'elles le deviennent.
TAYON, n. m. — Grand-père. Pour étym. de ce mot on a proposé le grec ©sîo;, oncle maternel ou paternel. Ne viendrait-il pas plutôt du latin atavus, par aphérèse ?
Tayoii est très-usité dans notre vallée, comme il l'a été du Xl^^^a au XVleme siècle :
« Cil marchis estoit taions le roi Bauduin qui onfes estoit. » (Chron. d'Ernoul.)
Je connue bien vo talon, en non Dé.
HuoN DE Bordeaux, v. 3106.
Frei'ez fu à se mère et fieux à sen taion
HuG. Capet, p. 4.
On disait au féminin taye, grand-mère :
« Marote Pelée, me taie, les (chiens) nourrissoit en un pot, et ilz ne povoient croistre plus grands que le pot n'estoit. » {Ev. des Quenouilles p. 66.)
« Si fut ordonné que leur filz coucheroit avec sa taye dont elle fut joyeuse. » (C. N. N. 50™. j
TE, pron. pers. régime. — Te : « Tu té repentiras de ne pas m'avûir écouté. »
TEGUER, V. n. — Avoir la respiration gênée ; tousser. II Au iig. Murmurer : « Obéis, et ne lègue pas. »
TEL. — Contraction du pron. pers. te avec le, la : « Si tu veux vendre tin k'va, je tel paie tout de suite. — Je t'ai promis une récompense, je tel donnerai. »
Ces contractions comme nous l'avons déjà fait remarquer, étaient très-fréquentes dans la langue du XIIe">e au XlIIeme siècle. Ainsi jol, jel = je le ; jos, jes = ]e les ; nel = ne le ; nés = ne les. On trouve quil équivalent à qui le ; nos h. ne vos ; quos à que vos, etc. La plupart de ces formes sont usitées dans la vallée d'Yères.
TEL, adj. — Dans le même état ; le même : « L'affaire est restée telle, » c.-k.-d. dans le même état qu'auparavant. — « Je vous ferai un bail tel que le premier. »