TOU
TORQUER, V. act. — Mettre la torque à un âne, à un cheval.
TORQUETTE (Boire al), loc. — Boire en mangeant, lorsqu'on a la bouche pleine.
TOTONNER, v. act. — Jouer au toton : « Totonner des noix. »
TOTOS, n. m. plur.— Mamelles ; terme enfantin.
TOUCHE, n. f. — Tournure ridicule : « Avez-vous jamais vu pareille touche ? »
Il Avoir sa touche, en avoir une rude touche. Etre complètement ivre.
TOUFFLE, n. f. — Touffe ; d'où toufflette, pompon, ornement de laine que l'on met au harnais des chevaux.
Il Œillet à touffleltes, œillet barbu, qu'on appelle encore œillet de poète.
TOUILLER, V. actif. — Agiter, mêler, remuer : « Touiller une sauce. — Avant de jouer, touillez bien les dominos. »
Il Embrouiller, enchevêtrer, en parlant d'un peloton de fil, de chanvre, de lin .
Touiller dans le v. fr. se trouve avec le sens de souiller : « Touillé de hoc ; touillé de sang. » (Lett.de rémiss., 1400 et 1406.) Un composé de ce mot, entouiller a été employé par le poète rémois Coquillart : Souvent entouillé pai' meslure.
Le Blason, p. 163.
(V. plus haut tantouiller.)
TOUJOUS, adv. — Toujours ; on dit de même boujous au lieu de bonjour. Au XVI^™^ siècle, \'r des terminaisons oiir, ours ne sonnait jamais dans le langage du peuple. (V. Talbert, p. 221.)
Il Néanmoins : « Si o' ne pouvez que m'prêter vingt francs, donnez les toujous. »
Il En vérité, assurément : « Je n'ai toujous jamais vu un si mauvais payeur. »
TOUPIE, n. f. — Au fig., ce mot désigne une femme de mauvaise vie qui ne reste jamais en place el tourne sans cesse pour chercher sa proie : « Garrula et vaga, quietis impatiens, nec valens in domo cousistere podibus suis, Nunc foris, nunc in plateis, nunc juxta angulos insidians. » (Lib. Proverb., cap. VII, 2.)