TOR
« Lorsque les vaches sont en sault, les convient mener devant le taur, et les laissier le tnur flairier. » (Ev. des Qurnomlles,)
TORCHÉE, u. r. — Volée de cou[w : « I se sont donné une Iminc torchée. »
TORCHER, V. act. — Battre, jeter quelqu'un par terre en luttant avec lui. C'est une signification voisine du latin torquere. On trouve au XVI*'"ie siècle les mots torche, lorgne, employés pour exprimer le bruit de coups distribués à tort et à travers :
Douez des horions, pati, patac...
Chipe, chope, torche, lorgne.
Bat. de Marignan, dans L. dk I.fncy.
Dans Rabelais, maître Janotus de Hragmardo dit à la fin de sa harangue : « Mais nacpetetin petetac, ticque, torche lorgne. » (Liv. le"-, ch. XIX.) Etym. tortiare, par l'intermédiaire tortus.
TORCHETTE (Netcomme), loc— Franchement, ni plus ni moins; ex. : « Je lui ai répondu net conwie torchette que ie voulais être maître chez moi. — Je vous louerai cette maison cent francs net comme torchette, )) c.-à-d. ni plus ni moins. En Normandie, selon Littré, clair et net comme torchette, se dit aussi d'une chose .sale ou d'une explication obscure.
TORCHON, n. m. — Femme, serv^ante malpropre.
TORQUE, n. f. — Selle ou torche.
I! Au fig. torque-à-tout le monde, femme de mauvaise vie, <\\\\ se livre à tout le monde.
Par une métaphore aussi juste, aux environs de Rouen, on appelle grande escamel une femme d3 cette espèce. En v. fr. escame et cscumel signifiait 6!5ccfi(?rti*; ex. :
La dame s'asist au mengier, Et li variés vint au mercier, Et dist : alée laver, amis, Véés-là votre escamel mis.
Chabt. de Coucv, V. 6757.
Uns compains estoit assommoz Qui ronfloit dessus une escame.
EusT. Desch., Le Dit du jeu des dt^s.