‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 252 sur 257 · VER · texte numérisé non relu

VER

Auxtemps composés, venir se conjiigiio avec avoir : « Il y a l.i.Ti longtemps qu'oz avez venu dans not' pays. »

Cis a servi ce povre ménestrel.

Et en maius lieus a venu et aile.

HuoN, V. 7580.

Ainsi se conjuguent les composés : revenir, convenir, parvenir, etc. Tenir, retenir ont les mî-mes formes, exce[)té au part, [lassé : tint, retint sont plus usités que tenu, retenu.

VÊPE, nom des deux genres. — Guêpe : « Un gros, une grosse vêpe m'a [liqué. »

Mais kant ce vint à l'asenblée.

Une wespe s'est desseuvrée.

Marie, fab. 50.

Vêpe est tout à fait le latin vespa.

VERBLED, n. masc. — Larve du hanneton, le muns. De wret de bled, c.-à-d. ver qui attaque'le blé.

VERDAUD, adj. — Diminutif de vert : « Ces fruits sont encore

veriUtuds. »

VERGUE, n. f. — Verge ; du latin virga.

Il Cheval de vergue, cheval (jui est à la droite du conducteur, à portée de la verge ou du fouet.

VERGUETTE, n. f. — Vergettc : « Passer par les vergueltes, » recevoir le fouet.

VERGUIE, n. fém. — Vergée, mesure de terre. Has-Ialin virijin, virgala, dans Du Gange.

VERMAINE, n. f. — Vermine. Au fig. vaurien, misérable : « N.-

fré([U('nte[)as cette vennaine. »

VEROLE, n. fém. — Gros mot qui désigne la petite vérole : «< Ma petite II! le a la vérole.))

VÉROU, n. m. — Verrat.

VERSEUX, euse, n. m. et IV'in. — Celui, celle (|ui est chargée de verser à boire aux convives.

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