VIT
ronna (vertige), dévirer (détourner, égarer), tous mots excellents et
expressifs.
VIMUDIER, n. m. — Vagabond, vaurien, coureur de filles ; au fém. viraudière.
VIRÉ (Être bien ou mal), loc. — Être de bonne ou de mauvaise humeur.
VIRLIGOUTE, n. des deux genres. — Personne qui a la vue basse, qui h'u voit goutte.
VIS, n. m. — Visage , du Lit. vistis:
Li chastelaius, pour mieus véoir Son coz'ps et son gracieus vis, S'est un petit en sus assis.
Chast. de Côucy, V. 172.
De la pool' qu'ai ot tôt li chanja le vis.
Aye d'Avignon, v. 285.
Je raurai Aygleutiué, m'amie o le vis fier,
Gui de Nantelil, v. 2302.
Ce mot est resté chez nous dans ces locutions proverbiales : « Poli comme un vis d'ours. — Rester immobile comme un vis de dure, » une image de cire.
En fr. vis subsiste dans la loc. prép. vis-à-vis, qui signifie exactement visage à visage, partant, en Face de, à rûp[K)site de. On ne doit s'en servir que pour exprimer une position de lieu. C'est parler allobroge en français, disait Voltaire, que d'écrire coupable vis-à-vis do vous, difficile vis-à-vis de nous, etc.
VISARD, adj. — Avare, regardant : « C'est un homme «jui n'est pas visard , » c.-h-d. qui est généreux.
VITOLER (Se), V. réil. — SV-tendre comme imi rraii au soleil ; faire, comme disent les paysans, un métier de paresseux. Du laiiii vitidus (vitulari, dans Piaule.) x\olro mot viloler me remet en niemoire un adjéîctif créé par le romancier Balzac : «Caiinlis est un [lolit homme sec de tournure aristocratique. Iiniii.dnué d'une figure rilii- Uni', el (l'une tèle un pen nifuue. enimiie eelle des lioiiinies qui ont plus di' \anili' que d'oii^ueil . i |{al/.ae. M. Miiiimi).}