ABO
ABALER, V. act. — Faire tomber, mettre à bas : « Abaler les branches d'un arbre pour en cueillir les fruits : — A baler un tombereau. >
On dira d'un arbre qui ploie sous les fruits qu'il en est abalé.
Abaler est le vieux verbe français avaler, qui signifiait proprement faire descendre, mettre en bas.
ABAT-VENT, n. m. — Même signification que contrevent.
ABIMER (s'), V. rétl. — Se blesser grièvement. « Il s'est abiniéh bras en tombant de voiture.»
ABLOQUER, v. act. — Mettre une maçonnerie sous les pièces principales de la charpente d'une maison, d'une grange, etc.
Le part, abloqué, au fig., signifie solide, trapu. « Voilà un homme bien abloqué. » V. fr. Abloc, bloc de pierres, pilier; ablochier, abloquier, asseoir sur un bloc.
ABLOUGUETTE, n. f. — Mince cordon de cuir, petite lanière qui sert à lacer les souliers (à les boucler.) C'est un diminutif de blouque, d'où hlouquette.
« Audit Simonnet le Bec, pour une douzaine de blouquettes d'argent dorées . . (Douet-d'Arc, Compte de l'argenterie du Roi.)
Et si ont les longues comètes Et leure solairs fais à blouquetes.
Le Bict du Riche et du Ladre, cité par Jaubert.
Ce mot est donc composé de la préposition à &\ diQblouquette, comm& alumelle de à et lemele, lamelle, petite lame. — Eust. Deschamps parle aussi de solersà bouclettes. (Le Miroir du Mariage.)
ABLOUQUER, AWouguer, v.a. — Lacer ou nouer avec une ablouguette.
ABOLIR, V. act. — Intimider, déconcerter, abattre : « Cet homme vous abolit avec ses raisons. — Cette triste nouvelle m'a aboli.» Etym. lat. Abolere.
Ce verbe est surtout très usité au part, passé, dans le sens de honteux, désolé, abattu.
« Tu n'es pas aboli de me demander de l'argent, quand tu m'en dois encore f — Le pauvre homme, il est tout aboli de la maladie de sa fille. »