CAL
cainée ; ex. : « Allez chercher une cainée d'iau. » Comp. avec le v. fr, cane, canée. Caine est formé du bas-latin canna, kanna. Chance dans G. de Saint-Pair, v. 3474, roman du Mont-Saitit-Michel.
CAÎNE, n. m. — Chêne.
. Dessous un caisne ont un bel lieu trouvé ; Iluec areste Hues li bacelers.
HuoN, V. 3197.
D'un Ostoir weut raconter ci Qui sus un caisne ot fait son ni.
Marie^, Fabl. 80.
Nos vieux auteurs écrivent aussi cjuesne, orthographe plus conforme à l'étym. latine quercus, quercinus que suppose Diez.
CAIRE, n. f. — Chaise, du latin cathedra. En Picardie, on dit caière, kaière, kaielle. Une caire prêchoire est une chaire à prêcher. Cahière se trouve encore dans Th . Corneille .
CALAINE, Câline, n. f.— Chaleur lourde, étoufTante. Provençal : Câlina ; anc. fr. chaline; lat. calere. Câline a formé câliner, v. n., se reposer à l'ombre dans les grandes chaleurs, en parlant des animaux : « Les vaches sont en train de câliner. »
GALBASSE, n. f. — Ne s'emploie que dans cette phrase : « Vendre hcalbasse, » c'est-à-dire tout ce qu'on possède.
CALÉE, n. f. — Portée d'une chienne, d'un chat, etc. Comp. avec le grec KaXià, nid,
CALER, V. act. etn. — Mettre bas; se dit particulièrement d'une chatte qui fait ses petits ; on le dit aussi des chiens, des lapins.
VII kiens d'une lisse tous nouviaux kaielés.
Chron. de God. de Bouillon, v. 2242.
D'une Leisse vus veil cunter Qui preste esteit à chaéler.
Makie, fabl. 8.