‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 44 sur 257 · CAM · texte numérisé non relu

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servée. Saint Isidore disait : « Apud nautas calare ponere dicitur.» (Liber Orig., IV.) En grecXaXSv

Il Au fig. m/er bas, céder : « Il a voulu me tenir tête, mais il a fini par caler has.t)

GALEUX, adj. — Paresseux; de caler signifiant faiblir, fléchir, et non du latin callosus qui vient de callum, durillon. Les paresseux n'ont pas de durillons aux mains.

Cependant, selon M. A. Le Prévost, à qui nous laissons la responsabilité de cette plaisante explication^ ce mot provient de ce que les personnes indolentes et sédentaires finissent par avoir les fesses calleuses comme les singes.

GALIÈRE, adj. — Brebis calière, qui fait des agneaux, qui cale.

CALIMICHON, n. m. — Limaçon. CaUmichon-à-hotte, à coquille. En piquant le limaçon pour le faire sortir de sa hotte, les enfants chantent :

Calimichon borgne Montre-moi tes cornes, Calimichon tortu, Montre-moi ton cul.

CALIMUGHETTE, n. f. — Cligne-musette; jeu où l'on cligne les yeux pendant qu'on cache un objet. En muchettes (de mucer, mucher) signifiait en tapinois; ex. : « Je me départi en muchettes, et sous congié me retray, car grant sommeil avoie.» [Ev. des Qiien., 69.)

CALLIBISTRIS, n. m. — Mot de fantaisie que l'on trouve dans nos vieux conteurs. On sait quel sens obscène Rabelais donnait à ce mot.

J'ai entendu maintes fois des mères appeler leurs petites filles de ce nom : c'est un terme affectueux. (V. Bitte.)

CALOGE, n. f. — Cabane de berger. — Niche à chiens, à lapins .

CAMIOLE, n. f. — Camion ; d'où camioler, camioleur.

CAMOISI, Gamousi, adj. — Moisi ; se dit du linge qui se pourrit à l'humidité, et qui prend une couleur rousse ; peut-être ce mot est-il une corruption de cramoisi.

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