CAT
CATECHISSE, n. m. — Catéchisme; plus souvent cadécis : « Je t'i ai répété mon cadécis, » je lui ai dit durement ce que je pensais.
CAT-HOUANT, n. m. — Chat-huant. Le cri de cet oiseau nocturne est toujours, comme au temps de Virgile, de mauvais augure :
Solaque culminîbus ferali carminé bubo Sœpe queri, et longas in fletum ducere voces.
JE. Xi6.,IV,462.
Les chouans, annonceurs de mauvaise aventure.
Ronsard.
Mes moult y brait et se démente Li chahuan o sa grant hure, Prophètes de maie aventure, Hideus messagier de dolour.
Rose, v. 6711.
Les arondes y font leur nis Et li cahuan, soir et matin.
pAist. Deschamps.
A midy estoile ne luist, Cahuant ne sort de son nid.
Prov. fr., XVP siècle.
CATIMURON, n. m. — Mûre sauvage, fruit de diverses espèces de ronces : « Aller à catimurons, » aller cueillir des mûres.
CATOUILLER, v. act. — Chatouiller.
Il Etre catouilleux, loc. erotique. J'ai entendu un paysan dire à un autre : « Pierre, n'approche pas trop de Goton, elle est catouUleuse du fourquet.»
Catouiller est de la vieille langue ; ex. :
Quant dedans fu,(le dard), mon cœur vint esveiller. Et tellement le prinst à catoillier.
Que je seuty que trop rioit de joie.
Ch. d'Orléans, Poème de la Prison.
CÂTRER, V. act. — Châtrer. Câtreux, relui qui châtre certains animaux. Dans chaque village, il y a ordinairement un cdlreux de cochon.s .
On appelle ironiquement câtreux de mulots un homme qui n'fst bon à rien, ou dont le métier est peu lucratif.
70 CAU
Câtreux de mulots signifie encore mauvais couteau.
GAUCHE, adj.— Dure, difficile à cultiver, en parlant de la terre ; en un mot, terre collante, comme disent encore nos laboureurs.
CAUCHE-PIED, n. m. — Chausse-pied.
GAUCHER, V. act. — Chausser. Gauches, bas ; « finiras-tu de mettre tes cauches ? »
Cauehures, chaussures. Ces mots se rattachent à calceus, calceare.
Ains plus bel chevalier ne caucha d'esperon.
Guy de Nanteuil, v. 463.
Tout à sec pié par l'aige passerés ; N'i moillerés ne cauce ne soller.
HuoN, V. 3182.
« Tous nus pies, sans cauches, vestus de méchantz pourpoincts. » (Cochon, Chron. Norm., p. 430.)
GAUD, adj. — Chaud; du lat. pop. caldiis : «Il fait bien caud ennuit I »
« Ce fu el tans d'esté, el mois de mai, que li jor sont caut, long et cler. » (Auc. et Nicol.)
Il Avoir le gosier caud, avoir soif. Un gosier-caud, un ivrogne ; gosier-sec, dans J. Le Houx.
Il Commencer à avoir les oreilles caudes, commencer à se griser ou à se mettre en colère.
GAUDIÉRE, n. f. — Chaudière ; bas-latin caldaria. On dit de môme caudron, caudronnée, caudronnier, caudronnerie.
Ardoir me faites en caudiere boulie.
Aliscans, V. 2929.
Caudiêres, caiiderons, mainte targe noircie.
Chron. de God. de Bouillon, v. 16021.
GAUFFE-CUL, n. m. et f. — Epithète gauloise que l'on applique à une personne frileuse.
H Petite chaise basse sur laquelle on se chauffe plus facilement.
GAUFFER, v. act. — Chauffer; lat. calefacere. Et Rainoars s'en va au fu caufer.
Aliscans, v. 4606.