CHA
liquide en s'écoulant. Scheler rattache champleure au verbe champkr (champlever) qui offre l'idée fondamentale d'entaille, de percement, de creusement. On raconte que de Cailly fut un jour fort tourmenté au sujet de l'étym. de ce mot. Il s'en vengea par l'épigramme suivante :
Depuis deux jours on m'entretient
Pour savoir d'où vient chante-pleur e.
Au chagrin que j'en ai, j'en meure I
Si je savais d'où ce mot vient,
Je l'y renverrais tout-à-l'heure.
CH ANGLE, n. f. — Sangle ; verbe, changler.
CHARIOTÉE, n. f. — Plein un chariot : « JJnechariotée de blé, de bois, etc. »
CHARLOT, n. propre. — Diminutif de Charles.
CHARME, n. m. — Usité dans ces locutions : «Aller comme un charme, se porter comme un charme , — aller, se porter très-bien. » Le Dict. de Littré se tait sur ces comparaisons dont on use autant à la ville qu'à la campagne.
Le charme est un arbre vivace, qui croît et se plaît un peu partout Il n'est pas invraisemblable que de telles propriétés aient donné naissance à ces locutions populaires.
CHÂTIAU, n. m. — Château.
De l'autre part est Monfélis
Un chastiaus riches
Floire et Blanc
CHAUD, adj. pris subst. — Dégourdi, entreprenant auprès des femmes. Remarquez que chaud dans ce sens se prononce régulièrement, et non pas catid. (V. ce mot.)
CHAUFFETTE, n. f. — Chaufferette.
Pour enfants fault bers et drapiaus, Nourrice, chauffette et bacin, Paellette à faire le pain.
EusT. Desch, Ménage des Nouveaux Mariés.
CHAVATE, n. f. — Savate ; d'où rhavctier : « Parler çoninit> tiin' chaoate , » déraisonner. B. lat. chahata.