‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 61 sur 257 · COL · texte numérisé non relu

COL

CODAQUER, V. ii. — Ce mot sCin|)l(»ic [)om' exprimer lo cri de la poule qui cherche à pondre ou qui vient de pondre : « Une poul<! qui vient de pondre éprouve une sorte de transport que partagent les autres poules qui n'en sont que témoins, et qu'elles expriment toutes par des cris de joie répétés. » (Buftbn.)

Au fig., parler à tort et à travers, étourdir du hruit de son caquet. Dériv. codaquerie, bavardage.

GŒUR-DE-JOUR (À), loc. — « Quel paresseux ! il ne fait rien à cœur-de-jour. »

COFFIN, n. m. — Etui à mettre des aiguilles, des épingles. Du latin cophinus ; en v. fr. corbeille.

« Elle alloit quelque part cueillir des joncs, dont elle faisoit un cofin à mettre des cigales.» (Arayot, Daph. et Chloé.)

Un crespe deslié luy servoit de vesture,

Et portoit à la main un cofin plein de fleurs.

Ronsard.

COINQUER, V. n. — Onomatopée pour exprimer le cri des canards.

COIPIAU, n. m. — Copeau. Dans Palsgrave, coupiau ; dans Rabelais, coupeau. Antérieurement, Jean de Meung a écrit coypiaulx. Bas-latin coipellus.

Il Grand co*;)JaM, terme injurieux pour qualifier une femme grande et maigre.

COLAS, n. prop. — Nicolas, par aphérèse. On dit aussi Coulas. Il Sohri({uet qui désigne un niais, un [)auvre d'es|)rit, comme dans cette épigramme ;

Colas est mort de maladie, Tu veux que je plaigne soa sort.

Que diable veux-tu que je die ?

Colas vivait, Colas est mort.

Page 1