‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 67 sur 257 · CRO · texte numérisé non relu

CRO

cri : « Il faut prononcer qrir et non pas quérir. » ( A. de Boisregard, cité par Talbert.)

CRI RIE, n. f. — Clameurs :

" Adonc véissiez grant cririe. "

Chast. de Coucy, V. 1760.

CRISTÈRE, n. m.— «Clystère: Ha I maistre Jean prendray-

je un autre cristère. » La permutation des deux liquides l en r, dit Génin, est continuelle. A propos de cette remarque, le bibliophile Jacob, qui n'aimait pas sans doute pour de bonnes raisons, l'auteur du Lexique de Molière, a écrit cette petite note perfide : « Génin semble avoir un faible pour les liquides. » (V. son édit. de Pathelin, p. 67.)

Tant de fiel entre-t-il dans Fâme des savants !

CROCHE, n. f. — Espèce de perche ou grappin de bois qui sert à maintenir les claies d'un parc à bestiaux. *

CROCHER, V. act. — Accrocher, suspendre à un croc : « Se crocher, » se donner le bras ; aller bras dessus bras dessous, comme on dit encore.

Il Rencontrer, attraper : « Si je puis le cracher un jour, je lui en conterai. »

CROCHIGNARD, adj. — Boiteux, mal bâti

CROCHIGNER, Crochillonner, v. a. — Tordre.

CRO-CRO, n. m. — Cartilage de veau, de poulet ; onomatopée exprimant le bruit que fait une chose sous la dent.

CROISSANT, n. m. — Serpe en forme d'arc, fixée au bout d'une longue perche, avec laquelle les paysannes vont à la forêt pour couper ou faire tomber les branches mortes.

CROIX-DE-DIEU, n. f. — Abécédaire en parchemin, ainsi nommé parce que le titre était orné d'une croix ; fr. Croix de par Dieu.

Je n'ay jamais appris que ma croix de par Dieu

Laf. Liv. VII, 14.

CRONQUELET, n. m. — Cime d'un arbre, nom d'un hameau,

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