‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 66 sur 257 · CM · texte numérisé non relu

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Prendre à credo, les niarchaus font un groing Mesgre et plus sec qu'un vieil boyteau de foing.

ROG. DE COLLERYE

Le roi Louis XII a dit dans uni; de ses lettres : « Madame, nous n'avons plus que frire synon sur credo. » (Dans La Curne.)

CRÉPETTE, Kerpette. n. f. — Diminutif de crrpe ; petite galette composée de farine, dœufs et de lait, qu'on fait cuire dans une poêle.

CRÈQUE, n. f. — Fruit du créquier, sorte de prunier sauvage : « Donner des crèques , » ne rien donner, ou donner des choses de peu de valeur.

CREVAISON, n. f. — Mort; terme trivial, dit Littré. Les paysans qui sont peu délicats et encore moins compatissants remploient fréquemment ; ils diront, par exemple, d'un avare qui vient de mourir : « Enfin, il a donc fait sa crevaison ! »

GREVURE, Kervure, n. f. — Grevasse aux mains, gerçure. Ane. fente, ouverture : « Si sestraint en son mantel, si mit sen cief parmi une crevure de la tor qui vieille estoit et ancienne. » (Auc. et Nicol.)

CRI-CRI, n.m. — Le grillon du foyer. Onomatopée.

CRIGNE, Crigniaclie, n. f. — Chevelure épaisse et négligée. Dans le v.fr., crigne s'employait en bonne part :

Ta crigne, ton chief, ton visage, Qui descriroit, moult seroit sage.

Floire et Blancef.

Ele avoit blonde la crigne Et bien faite la sorcille.

Auc. et Nicol.

CRIGNU, adj. — Celui qui a les cheveux épais, hérissés.

CRIN, n. m. — Muliebre pudendum.

GRINMINGÏÏONNIER, n. m. — Prunier sauvage ; crinminchon, fruit de cet arbre.

GRIRE, V. act. — Chercher : corruption des anciens verbes querre Qlquérir, du lat. quœrere. Le plus ordinairement, on prononce

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