CM
Prendre à credo, les niarchaus font un groing Mesgre et plus sec qu'un vieil boyteau de foing.
ROG. DE COLLERYE
Le roi Louis XII a dit dans uni; de ses lettres : « Madame, nous n'avons plus que frire synon sur credo. » (Dans La Curne.)
CRÉPETTE, Kerpette. n. f. — Diminutif de crrpe ; petite galette composée de farine, dœufs et de lait, qu'on fait cuire dans une poêle.
CRÈQUE, n. f. — Fruit du créquier, sorte de prunier sauvage : « Donner des crèques , » ne rien donner, ou donner des choses de peu de valeur.
CREVAISON, n. f. — Mort; terme trivial, dit Littré. Les paysans qui sont peu délicats et encore moins compatissants remploient fréquemment ; ils diront, par exemple, d'un avare qui vient de mourir : « Enfin, il a donc fait sa crevaison ! »
GREVURE, Kervure, n. f. — Grevasse aux mains, gerçure. Ane. fente, ouverture : « Si sestraint en son mantel, si mit sen cief parmi une crevure de la tor qui vieille estoit et ancienne. » (Auc. et Nicol.)
CRI-CRI, n.m. — Le grillon du foyer. Onomatopée.
CRIGNE, Crigniaclie, n. f. — Chevelure épaisse et négligée. Dans le v.fr., crigne s'employait en bonne part :
Ta crigne, ton chief, ton visage, Qui descriroit, moult seroit sage.
Floire et Blancef.
Ele avoit blonde la crigne Et bien faite la sorcille.
Auc. et Nicol.
CRIGNU, adj. — Celui qui a les cheveux épais, hérissés.
CRIN, n. m. — Muliebre pudendum.
GRINMINGÏÏONNIER, n. m. — Prunier sauvage ; crinminchon, fruit de cet arbre.
GRIRE, V. act. — Chercher : corruption des anciens verbes querre Qlquérir, du lat. quœrere. Le plus ordinairement, on prononce