DEM
Il Se déjouquer, se lever : « Quel paresseux ! il ne peut pas se dé-
jouijuer. »
Anciennement, desjuc, moment où l'on se lève, le matin. Chantons Noël tant au soir qu'au desjuc.
Marot, Bail.
DEL, cas indirect de l'article. — S'emploie pour de la : « Je reviens del maison. — Il m'a donné del tarte. » Dans le v. fr., devant un nom féminin au génitif, de la demeurèrent séparés comme aujourd'hui ; on ne mettait del que devant un nom masculin.
Tute Teschine li deseveret deLàos.
Ch. de Roland.
Il descend jus c?ô? palefroi.
Floire et Blanc, p. 28.
Après s'assist li damoisel Desor la piere del tombel.
Floire et Blanc, p. 29.
« La joie del père et del fil fu mult grant. » (Villchardouin.) — Mettez les compléments de joie au féminin, vous aurez en patois : « La joie del mère et del fille fu mult grant. » Dans le dial. picard, le cas indirect de l'article féminin était de le : « Au dehors de le porte de Honnecourt. » (Froissart, I^""^ p 167.) Il est évident que del est une contraction de cette forme picarde.
DÉLICOTER, V. act. — Défaire le licou. Au fig. : « La peur lui délicote les jambes, » le rond alerte.
« Etre comme un poulain délicote, » se dit d'un enfant ou d'un jeune homme vif, déluré.
DÉLOQUETÉ, adj. — Usé, qui tombe en loques : « Avoir des habits déloquetés. 1)
DEM, cas indirect du possessif mon, ma. — « Je sors tout à l'heure dem maison. » C'est la contraclion de de, et du poss mon, ma.
Demn\ devant une voyelle ou un A muet. « Il m'a parlt' longtemps denin affaire. — Je ne veux pas (ju'on se moque deinn' homme. »
DÉMACHONNER, v. acl. — Démaçonner. (V. Mackon.)
DEMANDER après quelqu'un, loc. — ClitTclicr (|n.'l<iu'un pour le voir, lui parler : «Vous arrivez bien, je demandais après vous.o