‹ Glossaire de la vallée d'Yeres, pour servir a l'intelligence du dialecte hautnormand et a l'histoire de la vieille langue françaiseChapitre 79 sur 257 · DÉP · texte numérisé non relu

DÉP

DEMION, n. m. — Demi-liirr : « Je ne mengeay que pour six sols de tri[jpes, et beu demion de [)cre)% ce n'est mie grand cliose. » (N. Fabrique.)

DÉMOELLÉ. adj. — Maigre, clique ; « Grand démoellé, » celui «jui n'a que les os et la peau.

DEMOISELLE, n. f. — Espèce de villotte que loin les moissonneurs, en mettant debout les uns contre les autres plusieurs hoviaux, et qu'ils recouvrent d une gerbe en éventail appelée caperon. (V. les mots caperon, hoviau.) — Mettre du blé, du seigle en demoiselles.

DÉMONTEUX, Démontoir, n. m. — Ciseau à Iroid énioussé à l'aide duquel le cordonnier démonte les chaussures à semelles de bois qu'il veut remonter.

DÉMUCHER, V. act. — Découvrir : « J'ai démuché sa cachette. )) Se démucher, se montrer tout à coup. Etym. de, préûxe, et mucher (musser.)

DÉNICHER, v. act. — Faire lever : « Faites demain dénicher nos gens de bonne heure.» Se dénicher, se lever, quitter, pour ainsi dire, son nid. D'où déniché, part, passé, qui signifie :

Dégourdi, malicieux, avisé, par comparaison avec l'oiseau qui a quitté son nid et vole en liberté ; « C'est un déniché celui là, il fera bien son affaire. »

DÉPARER (Se), v. réfl. — Devenir laid, se gâter, en parlant da temps.

DÉPARQUER, v. act. — Faire sortir les vaches ou les moutons d'un parc. Ce mot n'est pas de ceux, comme dit Sarcey, « qui ont vu le jour dans les salons de la bonne compagnie, et qui semblent traîner après eux le bruissement des robes de soie. » Né à la campagne, il garde comme une odeur de fumier ; aussi, quoique nécessaire, est-i absent de la plupart des Dictionnaires.

DÉPATICHER, v. act. — Mettre en culture un pâtis.

DÉPÉNAILLER, v. act. — Mettre en lambeaux : «Un chien s'est jeté sur moi, et a dépenaillé ma blouse. » Ce verbe n'est pas admis dans le Dictionnaire de l'Académie (jui donne cependant dépenaillé

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