DÉP
comme adjectif. Du latin pannus, v. fr. peniau, haillon. (Rose, v. 15930.) Dans l'ancienne langue despaner ; ex. :
Sa vestéure fu toute despanée.
Aliscans, 2739.
Elme barbiere et escus Li fu dépanés et derous.
Chast. de Coucy, v. 3327.
DÉPENDEUX D'Andouilles (Grand), n. m. — Niais, grand imbécile, mauvais sujet, k qui sa haute taille permet de dépendre, d'enlever les andouilles que les charcutiers suspendent dans leurs boutiques pour servir d'enseignes. Les hommes grands ne sont pas en faveur auprès du peuple qui juge de leur esprit en raison inverse de leur taille.
Dicton :
Grand Niquedouille, Bépendeuœ d'andouilles.
DÉPENS^ n. m. plur. — Ce mot a chez nous une acception particulière ; ex. : « Un âne est un animal de peu de dépens, » qui coûte peu à nourrir.
Ne pas faire grands dépens, vivre de peu. '
DÉPIAUCER, Dépiauler, Dépiauter, v. act. — Ecorcher, ôter la peau {j}iau, en patois.) Dans Adam-le-Bossu, despieler ; dans Rutebœuf, pelicer.
Or veut de l'argent ma norrice, Qui m'en destraint et me pé lice.
Pour l'enfant pestre.
La comp. de Rut.
Il Se dépiaucer, se battre jusqu'à s'arracher la peau.
DÉPIÈCETER, V. act. — Mettre en pièces. Nous avons conservé son corrélatif rapièceter.
DÉPLANCHER, v. act. — (V. plancher.)
DÉPORTER (Se), v. réfl. — Se dédire ; ne pas tenir sa parole, revenir sur un engagement pris : « Il avait dit qu'il prendrait ce cheval pour 600 francs ; mais il s'est déporté. »