AFF
chine, pancke, rincher, fichelle, ronche, herche, adrèche, au lieu de racine, panse, rincer, ficelle, ronce, herse, adresse. — Cependant on prononce régulièrement : danse, ganse, prince, rance, messe, etc. — Le caprice est souvent la règle du langage.
ADVINER, Adeviner, v. act. — Deviner :
Mors seule scet et adevine
Con cascuns est a droit proisiés.
St. sur la Mort, 32.
Il n'en venra mie senoec Si con je pens et adevin,
BuRGUT, gr. II, p. 324.
Le V. fr. avait encore adevinement, devinaille. Notre patois a conservé ce dernier mot, quoique l'on se serve plus ordinairement de devinette (v. ce mot).
AFFAIRE (Être à son), loc. — Être à son aise. Un cultivateur est à son a/faire quand il fait valoir ses terres avantageusement. Être à son affaire se dit encore de quelqu'un qui s'entend bien à son commerce, à son métier.
AFFAIRE, n. f. — Quantité : « J'ai récolté une bonne affaire de pommes cette année. »
Il Au pluriel, bardes, vêtemens. « Préparez mes affaires du dimanche. »
H Id., Menstrues,
AFFAITEMENT n. m. Assaisonnement. Ce mot avait jadis un sens correspondant à celui du verbe affaiter ; il signifiait ajustement, parure, politesse :
Por aprendre Pus del païs Et de françois Vaffaitement Les mors et le coutenement.
Partonop, v. 5570.
« Moult vaut un poi d'afaitement. » (Ren., v. 86.)
AFFAITER, v. act. — Assaisonner, préparer, « Affaiter la salade. » Affaiter esl un terme de fauconnerie et signifie apprivoiser l'oiseau de proie. Dans notre vieille langue afaiter, af ailier, avait 1ô sens général de préparer, disposer, orner.