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appelloit ouvertement la comtesse de Guiche sorcière, l'accusant de l'avoir ensorcelé, qu'il avait mesme consulté là-dessus le médecin Hotteman sur des philtres qui pouvaient le désorceler. » (D'Aubigné. Vie, LXXIV.)
DESSAQUER, v. act. — Tirer quelque chose d'un sac, d'une bourse, d'une poche : « Allons vite, dessaque un peu ton argent, qu'on en voie la couleur.»
Il Se dessaquer, au fig., sortir de : « Se dessaquer a-t-il de sa maison? — Il ne veut pas se dessaquer, » se montrer. V. fr. desacher.
DESSAQUETER, v. act. — Tirer du blé, de l'avoine, etc., d'un sac pour le remettre dans un autre.
DERLINGUER, v. n. — Se dit du tintement d'une sonnette ; de drelin, drelin, onomatopée.
DÉTAQUER, v. act. — Détacher : « Et li soudans prist le coulon, et li destaka la lettre de desous l'eile, et la fist lire. » (Chroa. de Rains, cité par Littré.) — V. le mot attaquer.
DÉTASSER, V. act. — Défaire ce qui est en tas : détasser du foin, du trèfle, etc.
DÉTEINDRE, v. act.— Eteindre.
En la chambre revint arrière, Que le fôu desteindre cuida.
Chast., XXIII, V. 98.
Je destains le feu. Je l'allume.
Poésies attribuées à Villon.
Au figuré :
De nos brutalités Destaigons ceste mesche.
J. Le Houx.
Après effacer et destaindre Toute joie
Ch. d'Orl., bail. XIV.
DÉTENTION D'URINE, n. f.— Rétention.
DÉTEURDRE, v. act. — Détordre. — Se déteurdre, se remuer, se
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donner beaucoup de mal : « Voilà un homme qui se déteurd au travail I » ,
Il Faire des difficultés, résister : « J'en ai eu beau me déteurdre, il a fallu donner le prix qu'il voulait.»
Si se débat et se detuert.
Crestiens, dans Bartsch., 124.
DÉTIÉDIR, V. a. — Refroidir, devenir tiède : « Faites détiédir l'eau.»
DÉTOMBIR, V. act. — Mettre chauiïer un liquide jusqu'à ce qu'il devienne tiède : « Votre café est froid, il n'est pas seulement détombi.y
DÉTORQUER, v. act. — Oter la selle dun cheval, le bât d'un âne. De Torcjue, qui en patois signifie selle.
DÉTOURBER, v. act. — Déranger, interrompre.
« Il le desturbad el veage. » {Rois, ch. XV.)
Priez, amans, qui voulez en liesse Servir amours, car guem-e, par rudesse.
Vous destoiirbe de vos dames hanter.
Ch. d'Orléans.
« Les pauvres Parisiens en ont dans leurs bottes bieo avant, et sera prou difficile de les détourber. » (Sat. Menippée.) Le V. fr. avait aussi le substantif détourbier, obstacle : D'illoec porra eu quatre jours, Venir, se il n'a destourhiers.
Eu Babiloine o ses somiers.
Floire et Blanc, p. 49.
Ou dict que bien souvent entre bec et cueiller, Il vient du destourbier.
J. Le Houx.
Ce mot se retrouve dans le latin disturbare, l'anglais disturb, l'espagnol disturbar.
DÉTRIER, V. act. -- Trier, choisir : « Je veux bien vous acheter des pommes, mais il faut que je les délrie. » Etym. de, préfixe, et trier. De est austmentatif comme dans déteindre, dégrultcr. dérire, désaquer, détiédir, etc., que l'on a déjà vus. De même en latin de donne quelquefois au mot auquel il est joint le sens d'un superlatif ; ex. : detinere, deamare, derumpere, deparcusj defessus, etc.