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Le français a perdu beaucoup de vieuN: mots ainsi composés ; ex. :
Quant degastei eut Normandie, Demaneis ad France envaïe.
G. DE Saint-Pair, v. 1409.
Tout li debrise et test et hannepier.
Gaydon, V. 2733.
Son pitex fils, le i*oi de gloire.
Piteusement en dépria.
G. DE CoiNST, Théophilus.
Mon poui^point est de vieille soye, Berompu et tout décassé.
CoQuiLLART, Mon. des Perruques.
« Le moine les voyant ainsi départir en désordre. » (Rab. Gar, 1, 44.)
Une fois en la dépriant.,
Je mis mon doigt sur sa tétine.
Ane. Poe^., VI, 201.
DEURIBLE, adj. — Précoce : « Des poires, des pommes deuribles. » Il Matinal : « vous êtes bien deurible aujourd'hui, je ne vous at tendais pas si tôt. » On dit encore, mais plus rarement heurible.
DEVALER, v. n. — Descendre : « Dévaler d'un cheval, d'une voiture, d'un arbre, etc. » AUei' en dévalant, être en pente ; ex. : « Ce chemin va en dévalant. y>
DEVANT QUE, conj. — Avant que.
M'éveillant au matin, devant que faire rien. J'invoque l'Eternel, le père de tout bien.
Ronsard.
Ma foi ! si l'on vous voit de femmes mal pourvu. Puisque vous vous coiffez, devant que d'avoir vu, Vous ne serez pas plaint de beaucoup de personnes.
ScARRON, Jod., I, se. I""^.
La Fontaine, Bossuet, Molière, Racine ont employé cette locution.
DEVENIR (Se bien), v réfl. — Grandir, se développer : « Cet enfant se devient bien. y> Se ievenir mal, être souffreteux, malingre.