‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 102 sur 173 · JOYAU · texte numérisé non relu

JOYAU

JOYAU, s. m. (a.-p.) ^ j^^ plur. j^\^ éijoUy pierre précieuse^ joyau ^ — C'est au persan jj»^ signifiant suhsta/ncey matière ou pierre précieuse y que l'on doit rapporter le mot arabe, plus usité au pluriel qu'au singulier, ainsi que son correspondant français. — A qui donc attribuer la variation d'orthographe qui existe entre joyau, joaillier, joaille" rie? Peut-être à des voyageurs peu versés dans les langués orientales, qui auront cru, par une transcription arbitraire, donner une idée plus exacte de la prononciation. De pareilles irrégularités ne se rencontrent pas en arabe ; on reconnaît toujours dans les dérivés l'orthographe de la racine. — Plusieurs lexicographes pensent que joyau vient de l'anglais jewel; mais comme l'Orient a toujours été renommé pour la richesse et la beauté de ses pierreries dès la plus haute antiquité, c'est là,

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sans doute, quHl faut aller cherchei^ rorigine du français joyau^ aussi bien que de l'anglais jewei^ dont le rapport avec le persan paraît assez probable.

JULEP, s. m. (a.-p.) wNLsw Potion médicinale^ composée de fruits, de miel t)u de sucre, et d'eau. Le terme arabe paraît imité du persan s^^ eau de rose^ formé de J-S' rosé et de s^\ eau^ à cause de la couleui^ rosée que Ton donne à cette espèce de breuvage.

JUPON, s. m. (A.) L^-9^ feiisse' de dessous; dérivé de w--^ retrancher, raccourcir. — Le jupon est un vêtement court et sans corsage, que les femmes portent le matin avec la camisole, dans leur négligé, ou sous la robe, pour lui donner plus de grâce. On appelle jupe la partie de la robe qui s'étend depuis là ceinture jusqu'aux pieds.

KABILE, adj. et subst. des 2 g. (a.) ^^^1-;^-:— 9 adj. formé de ^^^--^r^ pi. J-^L-r^ trihu^ peuplade. Nom donné, dans l'Afrique septentrionale , aux membres des nombreuses tribuns qui habitent l'Atlas et ^ dont chacune obéit aux ordres d'un kaîd ou chef. Il ne faut pas confondre les Kabiles avec *les Bédouins , Arabes

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du désert , ni avec les Maures , que r<m rencontre plus particulièrement dans les villes.

KABIN, s. m. (p.) ^j-^l^ maHage pour un temps Umité^ chez les Mahométans ; somme d'argent que le mari est tenu de payer à la femme qu'il répudie. — Ce terme, introduit en France par des marins provençaux, servait autrefois à désigner les mariages temporaires contractés par plusieurs d'entre eux avec des femmes grecques, dans rArchipeL — Voyez le Dictionnaire turc-français de M. Blanchi.

KACHEF, s. m. (a.) ^^jJL^ ^ui révèle^ dérivé de ^ M . fr> ' découvrir, révéter, mettre au jour. Titre des fonctionnaires chargés de la police d'un canton, en Egypte. On appelle aussi kachefs les inspecteurs préposés à Tentretien des canaux pendant Tinondation du Nil.

KADARIS, s. m. pi. (a.) IjjJl^ dérivé de jOi prédestination, décret divin. Les kadaris sont des sectaires mahométans qui rejettent la croyance à la prédestination et soutiennent que les actions de l'homme dépendent de son libre arbitre. — On les nomme aussi moutazalitss. Voyez ce mot.

KADINE et kadeune, s. f. (t.) ^^li corruption de ^^ nudtresse^ domfi du harem du sultan. On dit: première, deuxième, troisième A;«k/t»ey

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mais il ne faut pas coiçprendre sous eette dénomination les femmes du sultan qui sont devenues mères et qui portent alors le titre de khasséki. Voyez ce mot.

KAÎD, s. m. (a.) Voyez CAÏD.

KALI, s. m. (a.) Voyez Alcali.

KARA-HIÇAR, n. pr. (x.-a.) y naiTj adj* turc; jLaa^ phâteau fort y subst. arabe. Ville célèbre de l'AnatoUe» où Ton fabrique une grande quantité d'opium.— A l'occasion de Tadiectif »^-^, je citerai kaha j^eniz j^^tj^^ nom de la mer Noire chez les Turcs; jlaba wwz \jS 9jJ edi nùir^ principal personnage des ombres chinoises et des .farces représentées devant le bas peuple en Turquie et dans TAfiique sq>tentrionale.

KERMÈS, s. m. (a.) >y Ver dont la piqûre fait nattre sur les feuilles d'une espèce particulière de chêne une galle qui porte le même nom que l'insecte ; elle produit la couleur rouge vulgairement appelée cramam, et entre aussi dans la composition d'un sirop nommé alkekmés.

KËTMIR, n. pr. (a.) .-j-jJLi Nom du chien des Sept Dormants dont il est parlé dans la sourate xyiii de l'Alcoran ; on le trouve souvent

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