LAS
LAQUAIS, s. m. (a.) ^X) ahject^ vit. Valet de pied, homme de basse extraction, attaché au service d'un mattre dont il porte la livrée. — Les étymologistes sont peu d'accord sur Torigine de laquais; mais ce mot semble pris de Tarabe, qui a passé dans l'espagnol iueayo e;t le portugais iacato. Les Itaîims écrivent ia^chè^ et les Anglais /ac^e^.
LAQUE, s. f. (p.) vJ^ et ^ sorte de gomme ou de résine qui découle de plusieurs arbres^ de l'Inde, et dont on fait du vernis pour la peinture. — Autrefois on ne donnait ce nom qu'à la couleur rouge préparée avec la îaque; mais aujourd'hui on retend à plusieurs autres couleurs : Uiqvie verte, hieue, jaune, etc. — ukQUE, au masculin, se dit d'un beau vernis de la Chine qui sert à décorer des vases , des tables et autres meubles. — Pourquoi donc avoir admis les deux genres pour Je même mot?
LASSITUDE, s. f. (a.) U^ fatigue et soif y dérivé de w^ tirer ta langue (comme un chien ia^ et altéré). — Se dit, en général, de l'abattement du corps, ou de l'esprit. — La double signification du substantif arabe est assez remai'quabie , il arrive souvent, en effet , qu'à la suite d'uâe longue course ou d'un travail pénible on éprouva l'ardeur de la soif. — Le substantif latin iassitudo et l'adjectif iassus
LÉC
n*ont-ils pas servi d'intermédiaires entre l'arabe et le français?
LAUDANUM^ s. m. (p.) ^^^ préparation d'opium. — Lavdanum est le mot persan lui-même auquel les chimistes ont ajouté une terminaison latine ; il désigne l'extrait de pavot blanc dont , on se sert en médecine (contre les douleurs aiguës et Tinsomnie.
LAZULITE, s. f. (p.) ^jja.b5 pierre prédevse de couleur iieue^ autrement appelée iapis-lazuii. — Il suffit, je crois, de rattacher tazuiite au persan, malgré la différence d'orthographe qui règne entre les deux mots, sans y rapporter encore azur^ ainsi que l'ont fait plusieurs étymologistes. Voyez azur'. ^
LÉCHER, V. a. (p.) %*xJ^ (en arabe, ^j^) iéeher; origine probable de LISSER, aplanir , rendre uni^ autre verbe qui présente avec le premier une grande analogie. — Ce mot s'emploie aussi, en persan et en français, dans le sens figpré: a^I^ ^j**^ veut dire ièche-ptat^ écomifléur, homme qui va fréquemment dtner chez les autres, sans en avoir reçu d'invitation. — C'est encore un terme de peinture, qui signifie passer le pinceau sur une toiie avec un soin minutieux, — Plusieurs étymologistes r^ardent le grec • Xeéj^Êtv comme la racine de lécher; mais ^J^ onction
LIB iSi
de Ucher^ et jj*J qui Uche^ paraissent plus satisfaisants.
LÉNITIF, IVE, adj. (a.) ^ doux^ dérivé de ^^ être doux, par opposition à ^jiuâ. être rude, rêche. Voyez rechin. — L^mtt/*, reproduction fidèle du latin ienitivus [adoucissant)^ est souvent employé comme substantif masculin , et semble . remonter par l'intermédiaire, de lenis (doux) au radical arabe.
LÈVRE, s, f. (p.) ^ wJ ièvre, hordy une des deux parties extérieures de la boucUe qui couvrent les dents. La première s'appelle Uvre supérieure y et l'autre lèvre inférieure. Quand cette dernière est trop grosse, ou quand elle avance beaucoup sur la lèvre supérieure, on la nomme lippe, et Ton dit familièrement : faire ia lippe à quMqû^un, pour : avam,cer la lèvre inférieure, en signe de mauvaise humeur. C'est au latin lahrum ou lahium que les étymologistes rapportent le substantif lèvre et Tadjectif lahial; mais on voit clairement que le latin lahrum représente le radical persan , augmenté d'une terminaison.
LIBAN, n. pr. (a.) ^L;-j.J Nom arabe du mont Liban, qui paraît dérivé ' de ^^ lait y à cause de la couleur de lait qu'offrent les neiges perpétuelles dont ses sommets sont couverts.
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C'est une chaîne de montagnes fort élevées, qui commence vers Tripoli et s'étend au delà de Damas; elle, est habitée principalement par les Druzes, les Maronites et les Grecs Melkites. L'histoire nous apprend que Salomon fit couper dans les forêts du Liban les cèdres qui servirent à la construction du temple de Jérusalem. Visà-vis se trouve l'Anti-Liban, qui commence près des ruines de Sidon et s'unît à d'autres montagnes d'Arabie. Sur un espace de 35 à il^O lieues de long , le Liban est séparé de TAnti-Liban par un pays fertile , connu des anciens sous le nom de Cœie-Syrito^ c'est-à-dire «^yrte creust.
LIMBE, s. m. (p.) s^ ièvre^ hordy marge. Bord extérieur d'un astre , ou d'un instrument de mathématiques; auréole de gloire autour de la tête d'un saint. — Le latin iimhusj d'où vient le français iimhe, • n'est-il pas lui-même imité du persan? ^
LLMON, s. m. (t.) j^j-ç-J fruit du timonier , donnant beaucoup de jus, et surtout employé dans la composition d'une boisson très-rafratchissante, appelée iimonade. Ses qualités sont les mêmes que celles du citron, avec lequel on le confond souvent.
LIPPE, s. f. (p.) wJ ièvre. — Lipjjc ne se dit que de la lèvre inférieure