‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 105 sur 173 · KHA · texte numérisé non relu

KHA

câpitation serait réd\iite à 60 piastres pour les riches, 30 piastres pour la classe moyenne, et 15 piastres pour les pauvres. Cette amélioration a causé beaucoup de joie parmi les iIaya. — Voyez ce dernier mot.

RHASSÉKI, adj. et subst. fém. (a.-t.) ^àlai^ particuUèrô, privilégiée^ mot composé de

Tadjectif arabe JeiÀ fém. îLloU., et de la particule turque ^, qui sert à former certains adjectifs. C'est ainsi qu*on appelle en Turquie la êuitane favorite^ celle qui donne la première un âls au Grand-Seigneur. Le même titre s*éteuâ aussi aux autres femmes du sultan qui sont devenues mères, mais il est plus spécialement réservé à la première sultane. — Kha^ki se dit encoro de toutes les personnes attachées au service particulier de Sa Hautesse.

) KHATIB, s. m. (a.)

wJyUk prédicateur y chargé de réciter tous les vendredis, dans la grande mosquée, la prière publique pour le souverain. Voyez khotba. — Ne confondez pas ce mot avec KiÂTiB wo!^ écrivain^ secrétaire^ qui Se dit en général des commis de la Chancellerie de Constantinople.

KHATTI CHÉRIF, s. m. (a.) Jalsx écriture y ,^^ noble. Billet autographe du Grand- * Seigneur; ordonnance qui renferme quelques mots de sa main , tels que les. suivants : moudjebindjeh 'amel

in KHO

OLOUNA AjJjt J^ A-a^-^a»^, c*est-à-dire : QuHi soit fait en eonséquenceî — L'expression Ichatti ehérif^ adoptée par les Turcs, est généralement défigurée dans les dictionnaires français ; plusieurs écrivent le premier mot hatti, mais c'est une faute, puisqu'il est évident qu'il commence par un ^ kh, transcription suivie par la msyorité des orientalistes. .

KHAZINE, s. f. (A.) iiljiâ^ pi. ^Ji)J^ trésor^ garde-meuHe^ lieu où Ton conserve les bijoux et autres objets précieux; dérivé de ^jji^ amasêer^ rassemMer^ d'oii vient aussi magasin , dépât de marchandises, — Les Turcs écrivent *-^^ ^ qu'ils prononcent vulgairement khazna^ en parlant du trésor du Grand-Seigneur. — On trouve kazine dans les dictionnaires français, mais l'autre transcription se rapproche davantage du mot arabe, qui du reste est d'un usage assez rare.

KHODJA, s. m. (p.) ^.tjfiL vieillard, maître, dayen; expression qui répond

à l'arabe Jr^ , et désigne tout homme de considération , un riche négociant, un professeur de langue; c'est un terme de civilité dont les Arabes font également usage et qu'ils écrivent La. t^ . — Kogia , donné par les dictionnaires français, est une transcription vicieuse qu'il ne faut pas imiter.

KIZ 477

KHOTBA, s. f. (A.) LJaà. prUre soienneiie pour îe suitcm régnant, récitée tous les vendredis dans les grandes mosquées , avant la prière de midi , par le khatib ou prédicateur. — L'usage de prier pour les souverains est répandu sur taute la terre; dans les églises catholiques, le Domine^ sadvum fac regetn est. chanté le dimanche, à la fin du grand office du matin et du soir.

KIBLA, s. f. (a.) il^ nom d'unité de J-J^ partie antérieure. Paint gue l'on a devant soi , vers lequel on tourne ses regards, et qui indique particulièrement aux Mahométans la position

géographique du temple de la Mecque; par extension,

6ut que Ton se propose. — Or^ine probable de ciblb.

Voyez ce mot.

KIOSQUE, s. m. (x.)

sJtXJ*^ ôeivédère situé dans un jardin , sur upe ter-

rasse; pavillon turc^ ouvert de tous côtés, où Ton vient

prendre le frais. — Le mot kiosque, appliqué en France

à des constructions du même genre, est évidemment

imité du turc, qui se prononce Metœhk,

KIZLAR AGHA, s. m. (t.)

^c^^\ ^y agha des flUes, titre porté par le chef des

eunuques noirs, un des grands dignitaires de TEmpire

des Osmanlis. 'On le nomme encore dâr essé'âdeh

LAK

AGHÂST , c'est-à-dire agha du paiaU de ia félicité. Voyez AGHA.

LACHE, adj. des 2 g. (a.) i^ qui ne vaut riênj participe de ^^ devenir vit, verbe qui paratt formé de la particule ^ non, et de *J^ chose. — Laœus , que les dictionnaires indiquent comme Tétymologie de lâche, s'emploie bien dans le sens de relâché, non tendu, et s'applique aux dhoses; mais comme, en latin, un homme sa/ns eaur ^ un poltron^ se rend par ignavus^ la racine arabe, pour cette dernière acception de Tadjéctif lâche ^ paratt mériter la préférence. ,

LAK, nom de nombre, (p.) vJl3 cent mille, terme usité dans les comptoirs français des Indes Orientales : un lak de roupies, ou cent mille roupies. — L'orthographe du radical persan est la même que celle du mot ^ Icujue^ vernis, avec lequel on ne doit pas le confondre; aussi vaut-il mieux écrire iak, quand il s*agit de la monnaie^ afin de ne laisser aucun doute. — lac et lack %otiX des transcriptions qu'il faut rejeter : la première ressemble trop à lac, amas d'eau dormante, et dans la seconde, le c est complètement inutile.

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