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MÉDINE, n. pr. (a.) iÂ-;»^ viUet dérivé de ^jX» séjourner. En arabe, le nom de Midvm est ordinairement précédé de l'article : ALMÉDÎNET iL^jJt (a viiie (par excellence), à moins qu'il ne soit suivi d'un autre substantif, comme : médînet ENNÉBY ,<-H^' ^-Hl*^"' ^ ^*^^ ^^ Prophète, Située au nord-ouest de la Mecque, dans une plaine fertile en palmiers, elle reçoit chaque année, à Tépoque du pèlerinage, la visite d'une foule immense de Musulmans qui viennent s'incliner devant le tombeau de leur Prophète, placé dans la grande mosquée fondée par lui-même, et où reposent également les cendres d'Àbou bekr et d'Omar. On a cru longtemps que le tombeau de Mahomet était suspendu dans l'intérieur du temple, mais il n'en est absolument rien. — Voyez la description de Médine, donnée par Burckhardt,'dans sesFoya-ge$ en Arabie^ traduits par M. Eyriès, tome IL — Le gouvernement de Médine est, comme celui de la Mecque, entre les mains d'un directeur spirituel et temporel ; le nom de ses habitants, qui s'écrit en arabe médînyy ^Ij^Jv^, i)eut se rendre en français
par MÉDINIEN.
MEDRESSÉ, s. f. (a.) Lwj-x-. uoip de lieu dérivé de mj^s^ étudier; endroit oà l'on étudie f oA V on enseigne ; école supérieure, collège. — Les medressés sont généralement construites dans, le
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voisinage des grandes mosquées, et entretenues par les souverains musulmans.
MÉLIK, n. pr. (a.) .
^^iUL» r^, titre commun à plusieurs souverains orientaux qu'on ne distingue qu'à Taidé de leurs surnoms. Le plus illustre d'entre eux est Méiik chah djetâi eddin, qui r^na glorieusement sur la Perse au xi« siècle et créa rère appelée jdétaiéennt ou méiikéenne. Atteint d'une grave maladie, il vint terminer ses jours à Bagbdad, à rage de trente-huit ans.
MÉLOKHIË, s. f. (A.) «~À.jl* Nom d'une plante potagère, très-commuoe en Egypte, et qui, au commencement du v siècle de Thégire, devint le prétexte de cruautés épouvantables, exercées par le khalife Hakem biamr allab envers tous ceux qui en faisaient usage. -^ Voyez l'Extrait de Taky eddtn Makrizy, publié par feu le bgron Silvestre de Sacy , dans sa Chrestomathie araée,
MEMPHIS, n. pr. (a.) ,^^>^ Ancienne ville de TÉgypte, bâtie sur le Nil et dont on attribue la fondation à Menés. Non loin de là , vers le nord , s'élèvent les trois grandes pyramides. Autrefois capitale de l'Egypte , Memphis n'oflre plus que des ruines, depuis que la fondation d'Alexandrie est venue porter un coup mortel à sa puissance.
tôt
MÈRE, s. f. (F.) j^U mkre. Remarquez Tanalogie de ee root a?ec k grée /x)3Ti3/}, le latin mater, l'italien madré, et l'anglais mother. ^ La lettre d ou t, qui fait essentiellement partie de la racine,, a disparu néanmoins dans le français mère^ mais on la retrouve dans l'adjectif dérivé maternée, pris du latin ma4ermts. Comparez encore l'adjeetif grec ijottéfaoç avec le persaû ^j^^L*.
MESQUIN, E, adj. (a.) ^jXw» pauvre, viï;) dérivé de ^^^ être maiheureux. — Se dit en français des p^sonnes dont les dépenses sont bien au-4essous de leurs moyens. Le même adjectif s'applique aux choses, dans l'ordre physique , c<Hnme: vêtement mesquin^ qui témoigne d'une épargne sordide; et dabs Tordre moral, comme: ouvrage mesquin ^ plein de sécheresse; pensée mesquine, dépourvue d'élévation
d'esprit. — Les Italiens emploient dans le même sens m£schinOj a, évidemment tiré de la même racine.
MESSIE, s. m. (a.) .^f:r*^ ointj sa^ré; dérivé de ^r**^ donner fonction; expr^sion mystique qui répond à Christ, pris du grec Xpi(rx6ç. *-^ On a cru longtemps que Messie venait du latin missus [envoyé)^ probablement à cause de Tanalogte des deux oi'tbographes ; mais ce nom fut donné dans l'Orient à Notre-Seigneur Jésus, et le sens du mot arabe' ne