‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 114 sur 173 · MAR · texte numérisé non relu

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étymologique avec le premier. Je veux parler de cdHi qui désigne les légères parties d'acier qui s'attachent au , fil d'un rasoir ou de tout autre instrument tranchant, après avoir passé sur là meule. Mot fil n'est-* il pas alors un mot tout français, contracté de mord^fU, qui mord ie ftis qui s'attache au fi} de l'instnimènt et l'emp^ohe de couper?

MARI, s. m. (a.) •^ hanwne, époux; fém. 'i»j^ f^mime, épouse. — II est facile de reconnaître ici l'origine du latin maritus, marita (marié, mariée). — De ftÉARi vient carier, v. a.^ qui jse dit indistinctement en français de l'homme ou de la femme ; mais il est peut-être bon de £aire i*emarquer que les Italiens sont plus précis que nous sous ce rapport. Chez eux, maritare veut dire donner un matiy et ne s'applique qu'à la femme ; amm^giiare, formé de m4>gUe (épousé)., ne se dit que de l'homnte qui prend une épouse.

MAROC, n. pr. (a.) ^jijSxsAj^ Empire d'Afrique, situé dans la partie la {dus occidentale de la Barbarie, et qui comprend les royaumes v de Maroc, Fez, Sous, Tafilet et le pays de Dar'a. Il est habité par des Arabes, des Berbers, des Juifs et des Maures, confondus en français, sous la dénomination commune de 'marocains. Le royaume de Maroe a pour capitale une ville du même nom, bâtie, selon le récit d'Ebn

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Saïd, par Yousouf fils de Tftchafifl, dans une plaine aride, que ce prince rendit fertile au moyen d'aqueducs. — De Maroc vient le subst. masc. maroquin, peau de bouc travaillée, parce que Ton doit à ce pays la manière d'apprêter ce genre de peau, dont on fait usagé aujourd'hui dans toutes les contrées de l'Europe, où, par imitation, on donne le même nom à la peau de mouton préparée comme celle du bouc ou de la chèyre. — La fabrication du maroquin en France ne date que du milieu du xviii* siècle.

MASCARA, n. pr. (a.) ylju nom de lieu formé de^^C^ armée. Camp, quartier général d'une armée. — Ville d'Algérie, située au sudouest d'Alger, dans la province de Telmesan (ou Tlemsen). Prise par les Français en 1837, elle fut livrée à Abd elqàder par le traité de la Tafna , et reprise en 18^1 .

MASCARADE, s. f. (a.) ï^dr*^ raillerie^ éouffonnerie , dérivé de jàr*^ se moquer. D^uisement avec un masque pour se divertir; réunion, danse, chansons de personnes masquées. — MASQUE, s. m., vient sans doute en dernier lieu de Titalien m^aschera, faux visage que l'on fabriquait autrefois en très-grande quantité à Yenise pour le carnaval ; mais l'italien n'est-il pas lui-même une imitation de l'arabe? — C'est aux Grecs qu'on attribue généralement l'invention

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des masques; il y en avait de trois espèces : le tragique^ le comique et le satirique , et l'on en faisait un usage habituel au théâtre.

MASSER, V. a. (a.) J^ manier , umcher , paiper. Presser avec la main les diverses parties du corps, pour donner plus de souplesse à la peau. — L'opération du massagb ou massbmbnt est d'uir usage général en Orient; elle excite chez la personne qui la subit le bien-être et des sensatiO:ns voluptueuses.

MAT, adj. m. (p.) w>L» défait^ réduit à ('extrémité. Terme du jeu d'échecs. Faire mat ou mater veut dire : mettre le roi dans l'irtipossibilité de changer de place; ce qui termine la partie. Voy. échkc. — Par extension, mater se dit en fran<^ais, au figuré, dans le sens de dompter, abattre: mater V orgueil de quelqu'un; mater son corps par les austérités. Ce verbe alors a pour participe passé: MATÉ, E, aéattttj réprimé.

MATAMORE, s, f. (a.) ït^çia^ nom de lieu dérivé de^^ cacher sims terre. Cellier^ souterrain , silo dans lequel les Maures ont coutume de conserver le grain. C'est aussi le nom d'une sorte de prison où le même peuple enfermait la nuit les esclaves. — On ne doit pas confondre ce mot avec maia-

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more^ sitbsl. masc. , qui se dit pour faiiœ éravc, et nent de Tespagnol matar (tu/et) et m&ro {more ou maure) : tueur de Maures.

MATRACAT, s. m. (a.) v|yU» dérivé de Jf^ frofper avec une iaffue$$e. Sorte d'iostruflient en bois^ garni de marteaux, au moyen duqud les Gfarétiens d'Orient annoncent T heure des offices ; Tusage du nutttracat dans l'Orient est fort ancien , parce qu'il n'a jatiaid été permis aux Chrétiens d'avoir des docbes. On se sert dans les mém^s occasions d'un instrument analogue, appelé tarabat. Voyez ce mot. — J'écris matracatj avec un t, contrairement à l'orthographe adoptée par les dictionnaires, attendu qu'il n'y a point de raison pour le supprimer ici , lorsqu'on le conserve dans uira/iai^ dont la dernière syllabe se termine en arabe par la même lettre.

MÈCHE, s. f. (A.) ^}iMÀ^ iampe et tarcàe^ dérivé de Jaà* altun%er. Mèche se dit proprement en français du cordon de coton qu'on place dans les lampes et les flambeaux , et qui , unie fois allumé, se trouve^ alimenté par l'buUe, la cire, le suif ou la résine ^ui l'entoure. — Quant aux acceptions détournées du sens principal de ce mot, comme elles n'ofirent aucun rapport a^ec l'aiabe , il est inu.tile de les signa- 1er ici.

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MECQUE (LA) , n. pr. (a'.) i)LC> Ancienne et célèbre ville dû He^jaz, où naquit Mahomet. Le temple qu'elle renferme, appelé gaaba, est visité chaque année par une foule de pèlerins qui s'y rendit de tous les lieux soumis à Tislamisme. Cette ville, située dans une vallée stérile et environnée de montagnes, est gouvernée par un chérif qui y jouit à la fois de Tautorité spirituelle et temporelle. Voyez la description de la Mecque doqnée par Burckhardt dans ses Voyages en Arahiô^ traduits par M. Eyriès, tomeP'. — A Tégard de Torthographe de la Mecque ^ il existe une bizarrerie assez remarquable ; en français , on se sert de Tarticle féminin devant ce nom , bien qu'en arabe on écrive sans article mekkat lO, qui sei'ait plus exactement représenté par MEKK6. Le contraire a lieu pour MédinCy ordinairement précédé de l'article en arabe, et jamais en français. C'est une irrégularité dont il serait bien difficile d'expliquer le motif. — Le nom .des habitants de la Mecque, écrit hekkâocy J^LX-* en arabe, peut se rendre par MEGQuois ou HEKKois eu français. — L\isage veut qu'on écrive ia Mecque et Mecqmois; mais cette transcription n'est pas très-régulière: le vJ redoublé ne peut être à la fois représenté par ctiq; il semblerait que la lettre arabe renferme deux articulations bien distinctes, ce qui n'a pas lieu.

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