MIT
ÀMÎR ALMOÙMiNiN. — Est-il étonnant, après cela, qu'on ait quelquefois taut de peine à découvrir la source orientale d'un grand nombre de mots défigurés comme celuici et enregistrés dans les dictionnaires?
MIRI, adj. et s. m. (p.) ^j^ princier, appartenant à hennir, adjectif persan pris de l'arabe ^^-^^t prince^ émir. On remploie aussi substantivement en Turqi^e, dans le sens de trésor rayai, fisc^ et non pas à* impôt sur tes terres j comme le disent les dictionnaires français; car lever 4e miri^ c'est comme si Ton disait : percevoir le princier (sous-entendu im^pât).
MIRMIRAN, s. m. (p.) ^^j-yj^ chef des chefs ^ en arabe àmîr aloùmérâ l^iît j-x»! , dont le persan est une corruplion. — Ce titre est donné aux gouverneurs de provinces qui ont le rang de pachas à deux queues.
MIRZA, s. m. (a.-p.) Ijj-x» nom contracté de j^^ prince, émir, en arabe, et de i^\j fils y en persan: fils de prince^ titre d'honneur en Perse et en Tatarie. Mirza se place ordinairement après le nom propre ; quand il le précède , il équivaut à Monsieur en français.
MITSKAL, s. m. (a.) JULi* Poids d*une drachme et demie, dérivé de J-m
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peser; on ne s'en sert guère que pour les perles, l'or et autres objets précieux/ — C'est aussi le nom d'une monnaie d'or ayant le même poids.
MÔBED, s. m, (p.) ^y sage, docteur. Chez les anciens Perses, les mobeds étaient des mages du second ordre, chargés de Tentrelien du feu sacré dans les temples.
MODÈLE, s. m. (a.) JLl» exem/pie à suivre ^ objet d* imitation ^ de' comparaison ^ au propre et au figuré; dérivé de Jt» figui^er, imiter ta forme; MODELER. — Se modeier sur quelqu'un signifie le prendre pour exempte, -^CheiAes Arabes^ Jbu s'écrit quelquefois pour J^>, qui veut dire apologue^ fabie^ parabole et proverbe. Cette richesse d'acceptions, qui toutes offrent de l'analogie avec le sens de modèle^ suffit, je crois, pour établir l'affinité des deux mots; car le latin m4}duiusj qui se rapproche le plus de modèle^ n'a pas une signification aussi étendue et paraît d'ailleurs luimême imité de l'arabe. On sait que le o se confond souvent dans la prononciation arabe avec le w», et du ^ au d la différence n'est pas grande.
MOHAIR A, adj. m. (a.) H^LUc'» chance j risque; dérivé de^^iaâ- vendre par contrat aléatoire. En français, mohatra ne s'emploie jamais 3eul ; on dit : contrat mohatra, pour : marché usuraire.