‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 142 sur 173 · REI · texte numérisé non relu

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attribuent une origine diflEérente. N'est^il pas évident que le verbe rechigner, témoigner de la mauvaUe humeur ou du dégoût 9 est la reproduction de ^j^^ être dur^ déêogréaMe? — L'adjectif rec4$n^ e n'est plus usité.

RÉCIF,, s. m. (A.) ^^^j ra/ngée de pierres. Chaîne de rochers qui se rencontrent à fleur d'eau dans la mer et rendent la navigation danga*euse. — Les Espagnols et les Portugais écrivent arrecife^ qui n'est autre chose que le mot arabe précédé de l'article J t . — On trouve aussi ' dans les dietionnaires français rescif et ressif; mais ces variantes sont assurément moins correctes que la première transcription.

RÉGLISSE, s. f. (A.) {j^y^^ (31^ ^^^^^^'^ ^^ (l'arbrisseau nommé) sous. On en fait par infusion une boisson douce et rafratéliissante , d'un usage très-commun, t- Les étymologistes font venir réglisse du grec yXuxùç, doux^ et pîÇa, racine; mais l'origine arabe, beaucoup plus satisfaisante , est encore confirmée par le substantif portugais arca>çus , évidemment formé des deux mots orientaux, dont le second nom fait connaître le nom de l'arbrisseau.

REÏS, s: m. (a.) iT^y chpf^ et surtout capitaine d'un navire mar^ chand; dérivé de ^\j tête, chef. —En Turquie, le

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secrétaire d'Etat chargé des affaires étrangères |K>rte le titre de reïs éfendi\ Voyez éfendi.

RENDRE, Y. a. (a.) ^x rendre^ remettre, restituer y et aussi re;efer. — Certaines prépositions, employées avec le verbe arabe, peuvent en modifier le sens et le mettre en rapport avec les diverses acceptions du dérivé français. — Les étymo)ogistes font venir rendre du latin reddere; mais on trouve déjà dans ce dernier mot le radical arabe augmenté d'une terminaison latine.

RIDE, s. f. (A.) Jd. trace y siU&ii. Pli sur le visage ou sur les mains, ordinairement causé par la vieillesse. ^-Malgré Taspiration du f , qui ne peut être reproduite par la seule consonne r, on trouvera sans doute plus d'affinité entre le mot arabe et le français ride^ qu'entre ce dernier et.le*latin ruga, qu'on lui donne pour racine.

RIDEAU, s. m. (a.) ^^. appendice à uiie tente ^ chez les Arabes.-» Aifi^te, qui présente avec ce mot une grande analogie, se dit d'une pièce d'étoffe suspendue, au moyen d'anneaux, à une tringle de métal , et placée autour d'un lit , devant une porte ou une fenêtre, pour se mettre à l'abri des regards du dehors, des rayons du soleil, ou de l'influence de l'air. — On trouve aussi dans les dictionnaires arabes un

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autre larme dant Torthographe est plus rapprochée dii français ; c'est *\ ^j , mais il signifie proprement manteau^ drap qu'on se ^ette sur les épaules et la tète, parnlessus les autres yètements.

ROB, s. m. (A.) ^j Suc extrait de plantes ou de ft*uits, que Ton fait épaissir par la décoction jusqu'à ce qu'il arrive à Tétat de miel. — Ce nom, donné chez nous à certaines préparations médicinales, est aussi d'un usage très-répandu parmi les Persans et les Turcs.

RODER, V. n. (a.) ^Ij ailer çé et tô, comme un animal qui cherche sa nourriture. — Râder se prend toujours en mauvaise paK au figuré, en. parlant d'un homme qui courties bois, les lieux peu fréquentés, ou d'une femme qui rend à ses voisines de nombreuses visites. — Le verbe arabe est plus exact que le lalin rotare^ donné comme type du corres* pondant français, puisque râder ne veut pas dire : eœécuter . nn m&uvement circulaire^ mais : errer tantât d'un cété^ tan$ât d'un autre,

ROKH, s. m. (a.) ^j Oiseau fabuleux dont il est souvent question dans les contes orientaux et auquel on attribue une force prodigieuse. Peut-étreveut-on désigner par ce mot le condor^

dont la dimension et la vigueur surpassent celles de tous

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