TAT
des Tatars. On sait que les Moogok, au xiii" sièele, sous la conduite de Tchînghis khan, s'emparèrent des Indes et de la Chine, dont ils forent expulsés cent ans plus tard; les Mandchous, à leur tour, en 16U, reprirent la Chine et bâtirent daiffs la Tatarie chinoise, ati delà de la grande muraille, la ville de Moukden, capitale d'une
province qui appartient aujourd'hui au Céleste Empire. Les Kalmouks, comme la majeure partie des Tatars, n'ont point de résidence fixe et se divisent en plusieurs tribus dont chacune obéit à un khan particulier. ^- Beaucoup de Tatâurs suivent la religion mahométane, et l'habitude qu'ils ont de mener une vie nomade leur fait acquérir promptement une coniaissance exacte des pays qu'ils parcourent; aussi les membres du divan, en Turquie, les choisissent*il9 de préférence pour porter les correspondances et les flrmans dans les provinces de l'Empire. — C'est probablement de là qu'est venu (e nom de tartares, donné autrefois en France aux valets des troupes de la maison du roi. — L'usage veut qu'on écrive Tartare en fran^is; cep^dant l'orthographe Tatar est généralement suivie par les historiens orientaux. — Quant aux différents dialectes des Tatars, ils sont assez peu connus en Europe ; mais il est un fait curieux à mentionner, c'est que récriture propre aux Mongols, aux Mandchous, aux Kalmouks, etc., se figure avec des lettres qui changent de