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TINTER, V. n. (a.) ^ éruire, éourtlonner, comme les mouches, les oreilles, etc. — Tinter se dit aussi, en Europe, d'une cloche qui'sonne lentement et à petits coups. — Remarquez l'analogie du verbe arabe avec son correspondant latin tinnire^ dont nous avons fait tintrr, et celle du substantif ^j^^r-^ avec tinnitas , en français tintement; toutefois, ces mots ne peuvent s'appliquer aux cloches en Orient, puisqu'il y est absolument^ défendu d'en faire usage.
TIR, s. m. (p.) j^ flèche. — Tir se dit spécialement chez nous du lieu où l'on s'exerce à tirer à la cible : tir à farc, au fusUy au pistolet, etc. — Ce mot vient sans doute du per^ San, qui veut dire aussi en français: sort, destinée j «t paraît avoir donné naissapce à Vexpression tirer au sort, aux dés ^ etc. — Quant aux autres acceptions du verbe TiB£R , comme elles n'ont pas de rapport avec le persan, il serait superflu de les signaler. — De j^ suivi de '^jtjSss^ s'est formé le vieux mot français targuaiê (en italien turcasso)^ étui à flèches. Voyez carquois.
TOMAN, s. m. (p.) fj^ Monnaie de Perse, dont la valeur est de 20 francs environ, -r- Toman est aussi la transcription du persan jUp*, qui signifie dix mille, — En turc, avec une légère
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modification d'orthographe (j^-*-^.^)) il désigne une espèce de eaieçah à Tusage des lutteurs et des matelots.
TONNE,, s. f* (A.) ^Cf pi. ^U^ Grand vaisseau de bob, à deux fonds, formé de douves et de cercles; renflé par le milieu, et qui sert a renfermer du vin^ de l'eau'^e-vie, et autres liquidée On 2q[>peUe tohncau, s. m., un vaisseau de même forme, mais d'Une moindre capacité. «^ Le mot trnme^ que l'on rencontre aussi en allemand, parait tiré de l'arabe, eu changeant en i la première radicale. ^
TONNERRE, s. m, {p.\ jXâJ Bruit éclatant, causé par l'explosion de deux nuées ' éleetriques, et presque toujours accompagné d'éclairs et de pluie» ^^ C'est au tatin tonitru que les étymologistes rapportent tmmerrê; nm$ û existe une bien ptus grande imaiogie entre l'orthographe du oiot fr^mçais et odle du persan^ que l'on retrouve dims l'alUglaiS thunder et l'ai* lemand donner.
TOQUE, s. f. (a.) L3L1> caiotUy que Ton met sous le turban.*-- De là viennent probablement te portugais Uhica et l'espagnol toca, dont nous avons fait toqïje, s. f.» qui désigne une espèce de chapeau plat, en velours, ^ à bords retroussés; puis TOQUET, s. m., calotte d'mifant, ou petit bonnet
plat 6t piqtié, à l'usage des fetntties du peuple, dans cer^ tains pays.
TOQUER, V. a. (a.) ^3 frafper. <— Les Arabes font un fréquent usage de ce iwbe, foraaé par onomatopée ; ils disent proYerbiaiement :
k3^ (J"^ {J^ 9^ fr^PP^ «»* ftappé, — On se sert, en typographie, d'une expression analogue, bien qu'elle ne vienne pas des Arabes, chez lesquels Tart de Timprinierie n'a pas encore fait de progrès ; mais comme c'est aussi ïe produit d'une onomatopée, j'ai cru devoir indiquer ce rapprochement. TAQUBR signifie: passer sur la forme une {danchette de bois tendre, appelée ta>quairj que l'on frappe légèrement pour niveler les lettres avant de les mettre sous presse.
TOUGH, s. m. (t.) 9>> ^uetie de chevai^ attachée à la partie supérieure d'un long bâton ta*miné par un croissant , une boule d'or ou d'argent. Cette marque distinctive de la dignité des pachas et des généraux est portée devant eux lorsqu'ils vont en voyage pu à la guerre. Les pachas qui ont le rang de vizir ont droit à trois queues de cheval. — Voici, d'après les Musulmans, l'origine de l'adoption du tough par l'armée turque. Un de leurs généraux , dans un combat contre les Francs, perdit^son étendard; voyant ses soldats prendre la fuite, il imagina, pour les rallier, de couper