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Arabes, des Persans, des Turcs, des Tatars et autres peuples çle YOrient— Jifanges, aupL, signifie, selon certains dictionnaires, hordes chinoises ou tatares, et Ton cite pour exemple deux vers, extraits de ('Orphelin de ta Chine, acte P% scène 3, où Ton fait dire à Étan :
De nos honteux soldats les alf anges errantes A genoux: ont jeté leurs armes impuissantes. -
Quelquefois, il est vrai, on dit par métaphore: deux cents (onces y miUeifaîonnetteSj etc., pour deux cents hommes armés de lances ou de baïonnettes ; mais comment employer ici ad fanges dans un seqs analogue, quand le mot amies est exprimé au second vers? D'ailleurs, pliisieurs éditions du Théâtre de Voltaire portent pAoia/ngesy seule ~ expression qui paraisse convenable.— Ji fange est une corruption du mot oriental, qui se prononce aikhandjar, ' — Voyez khandjar.
' ALFAQUI, s. m. (a.) Jl le y AJi3 jurisconsulte; dérivé de ^ être sage et intMigent. — C'est le nom qu'on donnait autrefois en Espagne aux prêtres des Maures. — Jlfaguin et alfaguis , mentionnés dans quelques dictionnaires, sont des erreurs qu'il faut éviter. La distinction établie entre ces deux derniers mots n'est pas plus fondée que leur orthographe. Il serait plus conforme à l'étymologie d'adopter la transcription alfaquih.
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ALGARADE, s. f. (a.) Formé de Tarticie Jl et de ïjU nom d'action de ,1^ faire une incursion. — Ce mot, qui nous est parvenu par l'espagnol aîgarada, se disait primitivement d'une attaque subite, tentée par un corps de troupes, dans le but de répandre l'alarme. Il appartient maintenant au style familier, et signifie une insuite, une sortie hrusque contre quelqu'un, faite à grand bruit et sans motif.
ALGARVE, n. pr. (A,) Jt ie^ w^i occident. Nom de la province la plus méridionale du Portugal, bornée au nord par l'Alentejo, à Test par le Guadiana, au sud et à l'ouest par l'Océan. Elle produit en abondance des figues, des dattes, des citrons, des oranges, des olives, et surtout d'excellent vin. Les Maures, longtemps mattres de cette province, en furent chassés par Alphonse III.
ALGÈBRE, s. f. (a.) Jl iaj j^ consolidation y restitution. — Science du calcul des grandeurs en général, représentées par des signes et des lettres. — Le radical arabe signifie proprement consoiideT les différentes parties d'une chosebrisée y par exemple d'un os; ainsi, le sens figuré du mot algèbre est, comme on voit, en rapport exact avec sa racine, puisqu'il indique l'art de représenter avec peu
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de signes des opérations différentes dont chacune peut demander un assez grand nombre de chiflres en aritbnjiétique.
ALGER, n. pr. (a.) Jt ^5,^t)aw Hes^ pi. de S^ja^ . Ville célèbre de Barbarie, prise par les Français en 1830, et capitale de l'Algérie. Elle est bâtie en amphithéâtre sur la pente d'une montagne, et l'on prétend qu'elle tire son nom de petites îles autrefois situées dans son voisinage. Le géographe
arabe Edrisi l'appelle ^^^y ^ J^!)^ ^^^ ^* ^^^ Mezr'annân, -^THoiis n'avons conservé du radical arabe que la première et la dernière lettre; aussi la transcription régulière, qui devrait être aidjézàïr, se trouve-t-elle tout à fait défigurée.
ALGUAZIL,s. m. (a.)
La racine de ce mot, emprunté à l'arabe par les Espa-
'gnols, n'est pas indiquée uniformément dans les (Me*
tionnaires. Les uns veulent que aiguazU vienne de
^^;UJ| , qui signifie <e guerrier^ ie soldat; mais le lexi-
cographe portugais Jean de Sousa, dans son ouvrage
intitulé : Festigios da Ungoa ataéiea ent Poritigad (Lisboa, 1830, in-ft.% 2* édit.), le rapporte aussi à jij^^ ^ ministre, l'aide. Il est assez difficile de décider à laquelle des deux étymoiogies on doit donner la préférence; car alguazii, en espagnol, a le sens de huissier, exempt