ALI
(lepoiice civile et militaire; chez nous, c'est un terme de mépris dont on se sert souvent en parlant d'un agent de police ou de tout fonctionnaire qui exerce un^e surveillance importune.
ALHAMBRA, n. pr. (a.) Ij^ar" formé de Fart. Jl et du fém. de^^^»^! rouge (sousentendu l^ qas'hatf forteresse). Ancien palais des Maures à Grenade, dont la construction, entreiprîse par Mohammed ben alahmar, auquel il doit son nom, fut achevée en 1273 de notre ère.
ALI, n. pr. (a.) ^^ éievéy suMime. Fils d'Abou Taleb, oncle de Mahomet. — AH naquit à la Mecque, au vir siècle de Yère chrétienne, et devint Tépoux de Fatima, fille du Prophète, dont il fut le quatrième khalife. C'était un homme recommandable par son savoir et sa générosité.
ALIDADE, s. f. (a.) Jl ia, ïlAi» rlgie; dérivé de yj,^^ conduire dans ia voie droite. Règle mobile et horizontale, terminée par les pinnules, et qu'on place sur le centre du graphomètre, instrument qui sert à mesurer les angles.
. ALIDES, n. pr. pi. (a.) yj,j^ descendant d'Aii^ au plur. ^L;^. On appelle ainsi l'es douze imams considérés par les sectateurs d'Ali comme les seuls véritables successeurs de Mahomet^
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ALKÉKENDJE, ou coqueret, s. m. (a.)
Jl <e, ^-iSV nom arabe d'une plante monopétale, appe-
lée communément herbe à clocher, et dont la graine
est renfermée dans une baie rougeâtre; on l'emploie avec succès contre Thydropisie.
ALKERMÈS, s. m. (a.) J^ /a, yjà écaricue. Voyez k^bmés. Préparation de kermès et autres substances. C est le nom d'une liqueur fort estimée en Italie; elle se compose d*eau-de-Tie, sucre, muscade, cannelle, laurier, gérofle et kermès.
ALLAH, n. pr. (a.) «1)1 formé de l'article Jl et du substantif «31 Dieu, dé* riv^ de ^J \ adorer : le Dieu, le Dieu unique. Nom par lequel les Musulmans désignent l'Être suprême, et qu'ils ne manquent jamais d'invoquer en tête de leurs compo* sitions littéraires, qu'elles traitent ou non de sujets reli*
gieux^out le monde connaît la formule ^j^y ^ ^ t (^ f^y\ Au nom du Dteu clément et miséricordieux,
dont les Mahométans font un continuel usage, et celle de leur profession de foi : ^\ Jj-j -x^^ jJJt^t jJl ÎJ /In'// a d'autre Dieu que Dieu , et Mahom^et est l*envoyé de Dieu.
ALMADIE, s. f. (a.) ir^Ul formé de l'article Jl etdufém. de j^U qui passe ou fend, dérivé de c;-Ja« fendre, pé/nétrer en coupant.
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expression qui s'àpplictoe très<-bien à Tesquif qui sillonne les flots. C'est ainsi qu'on appelle dans Tlnde et sur la côte d'Afrique une embarcation très-longue et très-étroite^ une espèce de canot creusé dans le tronc d'un arbre. -^ Le même mot se retrouve dans Tespagnol et le portugais
ALMAMGH, s, m. (a.) L'origine de ce mot n'a pas manqué d'embarrasser un grand nombre d'étymologistes. On croit assez généralement qu'il vient du verbe arabe ^ offrir (et non compter y comme le disent les dictionnaires). Atmanaeh signifie donc ie don^ ie présent y peut-être à cause de Tusage où Ton était autrefois de se faire présent d'un calendrier les uns aux autres, a Tépoque du renouvdkment de l'année. — Castel écrit ^l (avec un -;.), caiendarium, ephetnerides y et place ce mot à la suite de la racine susmentionnée. Pour lui donner ie sens de convput, il conviendrait de le rapporter au verbe hébreu n^Q compter , devant lequel on aurait mis Tarticle airabe. — Cependant il est bon de faire observer que le mot propre, chez les Arabes, pour désigner un calendrier, est taqouim, qui se dit également de tout ouvrage disposé en tableaux. -^ Chez les Persans et les Turcs, on appelle rouz-nâmeh une espèce de calendrier perpétuel , écrit sur un rouleau de parchemin, où sont indiqués par de simples lettres les jours, les mois, les saisons, etc.
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ALMARGEN, s. m. (a.) Jt article, ^iV/* caraU, mot usité en alchimie, mais dont la transcription française ne représente pas exactement la prononciation arabe; l'orthographe aimerdjân serait préférable.
ALMÉE, s. f. (A.) U^<fi fém. de J'^ savant, dérivé de Je savoir, Épithète donnée en Orient aux danseuses qui font les principales délices des fêtes publiques par leurs poses voluptueuses , leurs chants, et les vers qu'elles déclament avec un talent merveilleux.
ALMOHADES; n. pr. pi. (a.) Jl article, ^ j^o^v» pi. de ^ja qui professe ('unité de Dieu y dérivé de -xa^j seui, unique, — Mohammed ben Abd allah, qui succéda, en 11&6, aux Almoravides, fut le fondateur de la dynastie des Almohades, dont la domination s'étendit longtemps m Afrique et en Espagne. — Les Musulmans appellent, numchriktn^ c'est-à-dire folythéistes, les Chrétiens, qui reconnaissent trois personnes en Dieu, par opposition à l'épithète A'unitaires , qu'ils se donnent à eux-mêmes.
ALMORAVIDES, n. pr. pi. (a.) Jl ies,^ (^;r^lr* ?'• de J^}y qui défend tes frontières contre V invasion des ennemis; dérivé du verbe i^l, pris dans le même sens. Nom d'une dynastie musulmane, qui