ANS
dérivé de f^ être agréaùie. Espèce de renoncule, autrefois fort estimée des][ Arabes à cause de sa fleur, qui fait l'ornement et les délices des jardins. — Les lexicographes français se sont étrangement trompés en rattachant anémone au grec avsfMc, qui ne désigne que le vent^ et n'offre aucun rapport avec cette plante. Il est facile de reconnaître que àve/xuvY}, d'où vient ensuite anémone^ n'est que la reproduction assez fidèle du mot arabe, précédé de l'article.
ANSAR, s. m. pi. (a.) jI^ûjI auxUiaireSy pi. dcj^^-» dérivé de j^ secourir. Titre d'honneur pour les habitant» de Médine, qui donnèrent asile à Mahomet lorsqu'il fut obligé de quitter la Mecque, et s'acquirent , par leur dévouement , des droits sacrés au respect des Musulmans. -- Ce mot, étant déjà mis au pluriel, ne doit pas prendre d'«. Cependant on dit aussi ansarien^ et dans ce dernier cas on ajoute Vs pour former le pluriel fran^^ais, contrairement à l'orthographe arabe.
ANSE, s. f. (a.) ^j^\ oreille , anse, poignée, — Bien que le substantif o/nse paraisse venir du latin ansa^ je ne crois pas inutile de signaler l'analogie que présentent le français et l'arabe, puisqu'on dit aussi i'oreiile dfun vase. Il suffit, d'ailleurs, pour mettre en rapport l'orthographe des deux