‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 46 sur 173 · CAA · texte numérisé non relu

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BRIQUET, s. m. (a.) iSX^ fém! de ^«If qui ianec des éctairs ^ resplendissant , dérivé de ^j> ériUer. Instrument d'acier qui sert à tirer du feu d'un caillou. — Se dit également d*un sabre court, à l'usage de Tinfanterie. — L'épithète arabe ^JjU , employée pour désigner l'éclat de la lame du sabre, jus* tifie rétymologie orientale de hriquet.

BRONZE, s. m. (p.) ^^ iaiton^ cuivre jaune. Mélange de cuivre, d'étain et de zinc, dont on se sert pour faire des statues, des vases, des médailles, etc. — Comparez avec ce mot l'italien tronzo , dont les Français ont &it lyronzp,

BUCCINE, s. f. (A.) ^j}^ trompette y carnet. y \ienx mot employé jadis pour désigner une sorte d'instrument à vent. — Quelques étymologistes font venir imccine du grec jSuxâvi}, d'àutrea du latin huccina; mais il faut remarquer que les deux langues reproduisent le radical arabe, augmenté d'une terminaison.

CAABA , n. pr. (a.) * ; . t . frr» Edifice placé vers le milieu de la cour de la grande mosquée, à la Mecque, et ainsi nommé à cause

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de sa forme cubique. Coustruit en pierre grise, il a été entièrement restauré en 1627 de J.-C. Il n'a qu'une porte, revêtue d'argent et d'ornements dorés; on ne l'ouvre que deux ou trois fois l'an. C'est à l'angle nord-est de la Caaba qu'est enchâssée la fameuse pierre noire, de forme à peu près ovale, que les Musulmans viennent tour à tour baiser avec le plus profond respect Un voile de soie noire, appelé késoiui ou mahmii, couvre les murs de ce tettiple, et chaque année, a l'époque du pèlerinage, on le rem^ place par un voile nouveau, apporté d'Egypte sur le dos d'un chameau spécialement consacré à cet usage.

CABAN, s. m.; CAPE, s. f. (p.) Li Espèce de manteau court, en laine grossière et à capuchon. Le c^a^an sert aux marins dans le mauvais temps; la cape est un vêtement du même genre, mais plus léger et porté plus ordinairement par les femmes.. Autrefois, ce dernier mot désignait, dans l'art militaire, le manteau de chevalier, et l'on disait proverbialçAient : ii n'a ^ue la cape et Vépée , pour : c'est un noble sans fortiine. — Capote est l'augmentatif de cape^ mai$ daiis le sens de m^anteau; car il signifie aussi une coiffbre légère , à l'usage des femmes , et la racine est sans doute prise du latin capvt (t^te)/à laquelle je rapporterais volontiers cape et cahan [m^a/nteaux à capuchon)^ en considérait le persan comme une aaalogie.

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CABARET, s. m. (a.) if.L^ pi. sl^tjl^ taverne, lieu où Ton vend en détail du vin, des liqueurs, etc. — Les étymologistes ne sont pas d'accord sur l'origine decaéaret; les uns l'attribuent au grec xàTru, d'autres au bas latin caparetum, — Bien que le substantif arabe qu'on lit ici ne soit pas très-connu, plusieurs écrivains orientaux d'une grande autorité, tels que Nouaïri et Abou -Imah'âsen , en ont fait usage; et ce qui me paraît lui donner la préférence sur les autres étymologies citées, c'est qu'il se rattache au radical j^ vin, principal objet de consommation dans les caéarets. — M. Quatremère a déjà parlé de ce mot dans une note de son Histoire des Suita/ns mamiouks de i-Égypte,

CABIRE, adj. m. (a.) j ;, j ^^ grand, puissant, dérivé de j ; ^^ être grand. ' Epithète donnée à plusieurs dieux des Pélasges , à cause du pouvoir redoutable qu'on leur attribuait. D'après la mythologie, Proserpine fût la mère des Cabires, et; cabira ('i j :,: ^^ grande)^ fille de Protée et femme de Vulcaih, donna le jour aux nymphes Cabirides. On célébrait particulièrement à Samothrace des fêtes nocturnes en l'honneur de ces divinités. '

CABLE, s. m. (a,) Je^ Très-grosse corde, d'un usage particulier à la marine. On écrit aussi chable, et cette dernière ortho^

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