CAF
opposés l'un à l'autre. Ces grains, torréfiés et pulvérisés, produisent un breuvage délicieux. L'usage du café, apporté du Yémen à la Mecque en 859 de Th^re, c'est-à-dire vers le mUieu du xv* siècle de notre ère, donna lieu plus tard à des prohibitions sévères de la part des docteurs, et des souverains musulmans, en Arabie, en Egypte et en Turquie. Il ne s'introduisit en Europe qu'au xTii* siècle : à Venise d'abord ,' en 1615; puis à Marseille, en 166&. — La dénomination de café est commune en France à la baie du cafler , à son Infusion , et au Heu où l'on vend
cette liqueur. — Pour ramener le mot cafH à sa racine arabe, il suffit de représenter par un f le ^ et le j de ij^y puisque les deux consonnes h-v ont quelque analogie avec la consonne f.
CAFILA, s. f. (A.) XAili caravane t dérivé de J-Âi TassemhUr. Troupe de marchands qui voyagent ensemble.— Les dictionnaires français donnent caffiia; mais le tedoublement de la lettre f est inutile, puisque l'orthographe du mot arabe ne l'autorise pas.
CAFIR, s. m. (a.)
y^ infidèle, dérivé de jÂ^^-> ne pa^ croire en Dieu.
. C'est ainsi que les Musulmans appellent tous ceux qui ne reconnaissent pas la loi de leur Prophète, et particulièrement les Chrétiens et les Juifs. — Cafard^ tiré de cette