‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 56 sur 173 · CAN · texte numérisé non relu

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CAMPHRE, s. m. (a.) jjt^ Ré»fie fatale blanche, qui provient d'une espèce de laorier. — Les poètes oriefttaiœi» naliirdkHiail portés au mysticisme, emploient souvent cette expressioii pour désigner une blaneheur éclatante ou la cjarté du jour, de même que la couleur du miusc s'applique à Tobscurité de la nuit. — La lettre m, qu'on rencontre dans ce mot,' est

purement euphonique ; on la Iroiite aussi dans le latin camphara, dont la racine est la même que cella de camphre. *

CANON (règle, statut), s. m, (a,) jyli» ioiy régie, dérivé du terbe inusité Jy>. — Ce mot répond au subst. grec xavùv, qui se dit des décisions de rÉglise catholique; du recueil des livres inspirés de l'Ancien et du Nouveau Testament; des prières que le prêtre récite à la messe pour la consécration de TEucbaristie; du tableau mobile placé sur le milieu de l'autel et ' qui renferme ces prières:— On l'emploie aussi comme terme de musique , de droit;, de mathématique , et toujours dans le sens de règle, farmuie, méthode. — Le ca/non-namsh, ou code des Turcs, établi par Soliman I"% au xvi* siècle, comprend cinq divisions: la première est relative aux finances; la seconde aux délits et aux peines; la troisième à la discipline militaire ; la quatrième aux «domaines; la cinquième, enfin , au cérémonial de la Cour.

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— C'est à- tort que les dictionnaires n'indiquent le canon^ natneh [littéralement Ut^re de iais) que comme un registre des revenus de l'Empire turc , puisqu'il est évident que c'est l'ensemble de plusieurs codes.

CAPITAN PACHA, s. m. (t.) ^h j'^^t autrement ^\^j^ Vj^ chef de 4a mer.

Grand-amiral, en Turquie. Son autorité s'étend sur toutes les possessions maritimes de l'Empire. — Les Turcs ont sans doute emprunté le premier des deux terme» à l'italien cojpitano, dont le radical est capo {iéte^ chef),

CAPOU AGA,'s. m. (t.) Ul ^ chef de ia Porte. A Coostantinople, ce titre désigne le chef des eunuquc^s blancs attachés au séraï. Il s'einployait aussi autrefois en parlant du général des janissaires.

CAPOUDJI BACHI,s. m. (T.) - ^^ ,^j-^ portier en chef Chambe^an du séraï. Les capoudjis bachis, au nombre de douze, sont chargés d'in- ^ troduire les ambassadeurs et de communiquer aux diSë- , rents fonctionnaires de l'Empire les ordres émanés du Grand-Seigneur. — On écrit aussi capidji baghi, suivant la prononciation vulgaire des Turcs.

CARABE, s. m. (p.) [jj2b^ tire^paHUy composé de ^^ paille, et de ^j ?^ enUve^ atHre. Nom persan du succin ou ambre jaune»

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qui, échauffé par le froltement^ a la propriété d'enlever la paille, la plume, et autres substances légères.

. CARACOLER, v. n. (a.) ^S courir en sautant, verbe qu^drilittère formé du primitif JX dont le sens est le même. — Se dit, au man^e, d*un cheval qui fait des caracdes ^ tùonv^meui circulaire ou changement de direction exécuté en bondissant. — ^J^, suivi de J^, se traduit ordinairement par a4ta^uer; le premier verbe répond alors à J-^t s'avancer, et le second à ^^t recuier, comme on le voit dans le premier hémistiche d'un vers du célèbre 'Amroù -Iqays, où l'harmonie de* chaque mot fait sentir avec précision la cadence des pas du cheval : ,

Plein d'une ëgale ardeur dans l'attaque et la fuite , Proroptement il s'élance et recule aussi vite.

— Changez en i la dernière consonne du verbe quadrilittère, et vous obtiendrez facilement caracoler.

CARAÏTE,s. m. (a.)

■'J^i P'- c^!/ dérivé de |y> iire. Juif qui s'attache uni- • quement à la lettre de la Bible, et rejette le Talmud ainsi que toute espèce de commentaire de l'Ecriture sainte.

CARAT, s. m. (a.) l»l^, dérivé de )o^ couper en morceaux. Poids calculé d'après celui de la baie du caroubier (en grec, xcodtTcofv},

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et qui vaut quatre grains ^ ou vingt-deux centigrammes : on s'en sert pour les diamants, les perles et les pierres précieuses. — Avant Tadoption du système décimal, le mot carat désignait en France le titre des monnaies d'or. Une pièce contenant vingt-quatre carats était d'or pur et sans alliage. — Aujourd'hui carat ne s'emploie plus guère, qu'au figuré , dans cette phrase proverbiale :' « Cet homme est sot à vingt-quatre, à trente-six carats.y>

CARAVANE, s. f. (p.) yj^jj^ et ^j\jX troupe de voyageurs, pèierins ou mar^ chandsy qui se réunissent pour traverser avec plus de sûreté les déserts de l'Afrique^ de l'Arabie, ou toute autre contrée du Levant. — Carava/nesy au pluriel, se disait autrefois, en France, des courses maritiihes que les chevaliers de Malte entreprenaient coptre les Turcs.

CARAVANSÉRAÏ, s. m. (p.) tjUA ^^ ^^^\^ troupe de voyageurs, carava/ne, ^U*hâtei. Grand bâtiment au milieu duquel existe une vaste cour» et où les voyageurs rencontrent pour eux-mêmes et pour leurs bêtes de somme tous les approvisionnements désirables. Les plus remarquables d'entre les caravanséraïs qu'on trouve en Orient sont ceuxdeConstantinople et d'Ispahan. — C'est contrairement à Forthographe radicale que les dictionnaires français donnent earava/nséraii; il vaut mieux terminer ce mot par un

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t, qai représente Irès-blen ie ^; et rien n'empèehe d'écrire eara/vanêérais y mi pluriel.

CARAVELLE, s. f. (T:) Jjt^ Espèce de navire en usage chez les Turcs et lès Portugais. *— On écrit paiement crevette, mais la première orthographe se rapporte mieux au mot turc.

CARIE, s. f. (A.).

^^ uieère. Pourriture des os, des dents, des arbres, des céréales. — Quoique le mot carie vienne directement du latin cariée, il est bon de fiiire remarquer l'analogie du correspondant arabe.

CAROUBE, s. f. (A.) w'j)^ fruit du, earouéicri Silique aplatie , longue de trois décimètres environ, et qui renferme une pulpe d'un goût assez agréable. L'arbre qui la produit se platt sur les rochers, en Afrique, en Asie, et' généralement dans les contrées chaudes de l'Europe. — Nos dictionnaires ne font pas connaître d'une manière exacte la racine de ce mot, qu'on trouve également dans la langue persane, sous la forme wy^â., avec le sens de gousse, cosse, qui s'applique parfaitement au fruit dont il s'agit. ,

CARQUOIS, s. m. (p.) ^JiSs^Ji carquois, étui à flèches, dont les Italiens ont fait tureasso, — Carquois ne paratt être qu'une altération de tar quais ou turquois, employé par quelques *'

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écrivains françai$ du moyen flge (Voyez VHistûire des Sultans mamiouics de t Egypte^ traduite en fr^^nçàis par M. Quatremère, tome I", !'• partie, page 13)* —On écrit aussi ^j^^ où Ton trouve^' flèche, et .^<^=^ qui supporte : porte-flèche, exacte déAnitiOD du mot carquois.

CA&TELLE, s. f. (t.-a.) ^jà, dL JL^^ sorte de parchemin, peau préparée pour écrire un brouillon ,ou tracer une esquisse que l'on veut ensuite effacer. Les Turcs sont généralement renommés pour la préparation de certaines peaux, telles que le chagrin^ la cartelle; et c'éist aux Arabes de l'Afri* que occidentale que Ton doit le maroquin. U est donc naturel de penser que les noms donnés par les Turcs ou les Arabes à ces objets doivent provenir d'une raeine orientale ; aussi trouvons-nous Tétymologie du mot carieUe dans le verbe arabe i»^ frotter, rader, Yoyex GRATTER.-* En français, cartetle se dit paiement de planchettes fort minces à l'usage des menuisiers ei des ébénistes; mais cette ^ acception n'offre pas de rapport étymologique avec la première.

GARTHAME, s. m. (a.) Jpj^ safran bâtard, plante originaire d'Egypte. Sa semence porte le nom de graine de Perroquet , et sa fleur, d'un rouge foncé, sert à former le rçuge v^étaK

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