CAV
— Les lexicographes ne sont pas d'accord sur l'origine de ce mot ; cependant le français n'est ici que la fidèle transcription de l'arabe.
CASBAH, s. f. (A.) L*-^ forteresse qui défend une ville ^ selon le sens qu'on donne à ce mot en Afrique. — Depuis la conquête de l'Algérie par les Français, ce terme s'est introduit dans notre langue avec bien des variations d'orthographe ; mats il est bon de s'en tenir à la transcription casbah, pour éviter toute erreur.
CASSER, V. a. (a.) j^^^^^Ss:^ ériser , rompre, — Le verbe latin çuassare est-il bien, comme on le prétend, l'étymologie de casser? QîÀossare désigne l'action à*ééranler, d'çgiter violemment^ et non celle de rompre, ériser. Il faut donc remonter à une source plus exacte, et, pour peu que l'on compare le mot français avec son correspondant arabe , on verra clairement qu'ils présentent tous deux une analogie frappante d'orthographe et de signification,
CAVE, s. f. (a.) ^^^^^ caverne, crypte. Comparez avec Tarabe le latin cavus, auquel on rapporte cave, caveau, caverne, — ^^^^^ se dit d'un antre plus profond que la caverne appelée r'âr; mais comme les mots français indiqués cidessus appartiejinent tous à la même racine, il est facile
de les ratnener à leur source orientale. — La ^at;e désigne un endroit souterrain, ordinairement voûté, où Ton place des liquides ou des substances que Ton veut conserver dans un état de fraîcheur. Le caveau, diminutif de. la cave, est destiné au même usage ; c'est aussi le nom d'une construction souterraine dans laquelle on dépose un cadavre enfermé dans un cercueil de plomb. Enfin, U caverne est un espace creux, plus ou moins étendu, sous terre ou dans le flanc des rochers et des montagnes. — Les Musulmans appellent as'h'âb elkahf, ou Canipagnonê de la caverne, les Sept Dormants, sur lesquels il existe une légende assez curieuse dans une sourate de rAlcoraii, consacrée à leur mémoire.
^ CAVIAR, s. m. (t.) jb^^a. Œufs d'esturgeon salés, réduits en pâtée et séchés au soleil. Sur les côtes de la Méditerranée, on fait un . grand usage de cette sorte d'aliment, qu'on appelle aussi
BOUTABGUE.
CHABRAQUE, s. f. (t.) ^tjj^^ housse de chevai, qui fait partie du harnais de la cavalerie légère, et se compose ordinairement d'une peau de mouton , comme ou le voit dans les régiments de hussards. — Quelques dictionnaires français portent schahra^ue, mais il est plus simple de s'en tenir à la première ortliographe , puisque la lettre s est compléte-
ment inutile. — L'usage de la ehabraque bous vient des hussards hongrois.
CHACAL, s. m. (t.) JUl^ chacai , animal très-férooe, qui tit en Orient à rétat sauvage, et tient le milieu entre le loup et le chien. —Le pluriel de chacai se forme en ajoutant un s au singulier.
CHAFÉITE, s. m. (a.) ^^ Qui suit la doctrine de Chaféi , célèbre jurisconsulte et fondateur d'une des quatre sectes orthodoxes de Tislamisme. — L'imam Chaféi , né en Syrie l'an 76V de J.-C, termina ses jours en Egypte l'an 819.
CHAGRIN, s. m. (t.) ^y\^ croupe de chevai. Cuir grenu pris sur la croupe du cheval, de l'âne, du chameau, etc. On s'en sert ordinairement pour couvrir des étuis, des bottes, des livres et autres objets. — Les peaux de chagrin préparées en Perse et en Turquie sont encore aujourd'hui les plus estimées. — On appelle aussi chagrin Une étoffe de soie parsemée de grains semUablès à ceux du cuir qui porte ce nom.
CHAH, s. m. (p.) 1»^^ rai, titre des souverains de la Perse.— On trouve dans un long poëme intitulé ghâu-nâm£h ^Lâ»1^, ou Livre des Rois^ l'histoire prétendue des dynasties de la