‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 58 sur 173 · GHA · texte numérisé non relu

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Perse, depuis les ^ temps les plus reculés « is^est^à^re de Kaïoumors à Yezdedjirdi sous le règne duquel les Arabes firent la conquête de la Perse. L'auteur de cette yaste composition , qui embrasse une période de trois mille six cents ans, est le célèbre Abou -Iqâsein Firdoûsi, tké à Tous , ville du Kborasan, où il mourut Tan 1030 de J.^. (411 de l'hégire). — Dans quelques dictionnaires , on trouve schah et shah; cependant il vaut mieux rendre le ^ par ch , comme dans châte, charte, ehHkh, etc. — On dit aussi padichah; mais ce dernier mot doit se traduire plutôt par empereur. Voyez PADicâAH.

, CHALE, s. m. (p.) Jl^ yétement de laine plus ou moins fine, dont les hommes et les femmes en Orient se couvrent la tète, les reins, ou les épaules. Les châles les plus reoompaés viennent de rinde et dç la Barbarie. — U n'y a pas encore un demi-siècle que la mode des cbâtes s'est introduite en France, et cependant les tissus de laine sont déjà parvenus chez nous à un tel degré de perfection, que les fabriques françaises peuvent aujourd'hui rivaliser avec celles de l'Inde. — Schait, donné par plusieurs dictionnaires, ne peut exactement représenter le mot persan.

CHAMADE, s. f. (a.) Lj'Là» éruit, vacarme; dérivé de sJ^yâ» se réjouir, faire du hruU (particulièrement en signe de joie).—

L'expression battre ia chcvmade s'employait autrefois en parlant d'ennemis jassiégés qui, par le son du tambour ou de la trompette, demandaient à capituler. Aujourd'hui , on ne l'applique guère qu'aux charlatans qui rassemblent à grand bruit autour d'eux un nombre de spectateurs phis ou moins considérable. — Il est probable que chamade vient de l'arabe, et non du latin ciamare, que les étymologistes lui donnent pour racine.

CHAMEAU, ELLE, subst. (a.) J^ choâfneau^ quadrupède ruminant, originaire d'Arabie. Cet animal, monté sur de hautes jambes, a le cou très-long et porte deux bosses sur le dos; s'il n'a qu'une bosse, on l'appelle dramadaitt^ mot qui vient du grec ^pof^àc, et signifle coureur, La patience et la sobriété du chameau le rendent très-précieux pour les Orientaux, exposés souvent à traverser de longs déserts. Sa chair et le lait de sa femelle nourrissent les Arabes, qui font servir son poil à la confection de leurs vêtements. — Cameius, en latin , ou /«ftu^oc , en grec , donnés comme racines de chameau y ne sont autre chose qu'une imitation du mot arabe.

CHANDELLE, s. f. (a.) Jj jiJ lampe, origine du latin ccmdela^ d'où le français chandelle^ mèche couverte de suif ou de cire, et qui sert à l'éclairage. — Il ne faut point s'étonner de r^n-

contrer dans le correspondant arabe une signiflcation qui peut paraître, au premier coup d'œil, étrangère à celle du mot français : la chandelle, aussi bien que la lampe ,^ ne donne de lumière qu'à cause de la mèche qu'elle renferme, et d'ailleurs ce mode d'éclairage n'est venu que postérieurement au premier, puisque l'usage de la chandelle en France ne remonte qu'au commencement du xiv« siècle, — En arabe , gham' ^^ est le terme spécial pour désigner un flambeau , une éougie.

CHANVRE, s. m. (t.) j^ vulg. jyT (en turc) , ou w-Ii mot arabe dont les Latins ont fait cannabis. Plante annuelle, originaire de l'Asie, et naturalisée depuis longtemps en Europe. Les gens du peuple en Orient font sécher les feuilles du chanvre et les fument comme celles du tabac. — La graine de cette plante, connue sous le nom de chenevis, sert à la nourriture des oiseaux domestiques, et sa tige produit des filaments dont on fait de la toile. — Il est probable que le mot cha/nvre vient du turc, et que chenevù répond au latin ca^nnabis, pris de l'arabe; cependant les éty-

mologistes n'eu ont pas fait la différeifce.

. CHARANÇON, s. m. (a.) ^jjLaw qui dévore y dérivé de (j^j^ dévorer. Genre d'insectes coléoptères dont la larve ronge le blé. — La légère différence d'orthographe que présente le mot fran-

çais avec son correspondant oriental ne peut empêcher de reconnaître Tanalog^ des deux expressions ; au moyen du twumîn caractéristique du nominatif en arabe, placé sur la dernière consonne radicale, on obtient la termi^ naison du mot charançon^ qui devrait plutôt s'écrire charaçon , attendu que rien n'autorise l'emploi de ¥n

avant le ç.

CHARTE, s, f. (A.) iojJt, convention^ stipulation. Titre ancien, acte relatif à certains droits ou privilèges de villes, de communes, etc. —L'apparente analogie de ce mot avec le grec x^P^v {papier) a fait commettre aux étymologistes une erreur assez grave, xâfnnç n'oflîre pas un sens assez précis pour s'appliquer spécialement à ehoftu , stipulation : qu'on le donne pour racine du mot carte ^ à la bonne heure! — Choâtte vient donc de l'arabe et rappelle exactement l'orthographe et le sens de son radical.

CHAT, TE, subst. (a.) ^ chat^ animal qui vit à l'état sauvage et domestique, et d'une grande utilité pour la guerre continuelle qu'il fait aux souris.—* L'adjectif latin catus [adroit^ rusé), donné par quelques dictionnaires comme la racine de chat , paraît d'abord admissible ; mais en italien op écrit gatto , qui parait confirmer l'origine arabe du substantif français.

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