‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 60 sur 173 · CHÉ · texte numérisé non relu

CHÉ

de Cheïkh eiisiâtn^ ou Pontife de Vistcunmme^ est porté par le mufti; celui de CheUch' eidjeéei^ ou Fieux de ia montagne^ était donué au cbef arabe qui, du temps des Croisades y se rendit fameux par ses cruautés. — Voyez ASSASSIN. -— Ajoutez un s au singulier pour "former le pluriel français, et prononcez comme s'il y avait cheïcb, transcription qui du reste serait plus exacte. ^

CHEMISE, s. f. (A.) fj^.-v^ Vêtement à manches, de toile ou de coton, qui se met sur la peau. Le mot chemise' a deux diminutifs : l"" CHEMiSE.TT£, petite chemise àans manches, beaucoup pluâ courte que l'autre, et que Ton porte par-dessus; 2<' CAMISOLE, espèce de chemisette à manches, qui, pour un grand nombre de femmes , complète avec le jupon la toilette du matin, dans Fintérieur de Tappartement. — En Turquie, le mot arabe désigne aussi l'espèce de tunique dans laquelle on ensevelit les morts.

CHENEVIS, s. m. (a.) w^i» cha/nvre^ et sa graine particulièrement recherchée des oiseaux. — Voyez chanvre.

CHÉRIF, s. m. (a.) ^^j^ nobie^ élevé; dérivé de ^j^ être noble ^ il-lustre. Titre porté par les descendants de Mahomet, le gouverneur de la Mecque, l'empereur de Maroc, et autres princes musulmans.

CHT

CHIBOUQUE, s. f. (T.) Jf^^-^ Pipe turque à long tuyau de bois au bout duquel est placé le foyer. L'usage de la chibouque est trèscommun en Orient et dans TAfrique septentrionale; son nom turc signifie proprement éaguette.

CHICANE, s. f. (p.) jl^^^ raquette pour jouer à la paume; et petite masse en éais qui sert à chasser avec force une balle appelée GOÛY ^j^; par extension, le jeu de mait lui-même. — L'exercice de la chicane, inventé par les anciens habitants de la Perse, avait lieu à cheval, dans le but de figurer des évolutions militaires, et Tardeur qu'on y dé^ ployait exposait souvent à de graves dangers. C'est de là probablement que nous avons tiré l'expression : guerre^ de chicane, pour désigner un combat où l'on se dispute le terrain pied à pied, par des marches et contre-marches. — Chez les Arabes, le jeu de la pa\ime à cheval était aussi en grande faveur autrefois. Au rapport de l'historien Masoudi , le premier khalife qui s'y livra publiquement dans un manège fut Haroun arrachid. Dans la suite on s'y exerça simplement à pied. — La connaissance de ce jeu en France ne paratt pas remonter au delà de l'époque des Croisades, tandis qu'il était en usage dans la Perse avant la fondation de Constantinople. — Chicane se dit quelquefois en persan, au figuré, dans le sens de

Page 1