DIV
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DIRHEM, s. flfi. (A.) jjtj^ fàonnaié tP argent chez les Arabes, d*uiie valeur ^ale à celld de la draokmekey qui représente à peu près i franco cfaes nous. Le pluriel ^\j^ se dit d'une sùmme foeleonqin^ d'argent. — Ce niojt est éridôttim^t le même que Je grec ^fMj^. — IHrhem^ en francs, prend un s au plurieL
DIV, s. m. (p.) ^3 génie ou démon ^ chargé de la garde des trésors cachés y selon la croyance . des Persans. — Les divs jouent ^ souvent un grand rôle dans la magie orientale ; le Chahnâmeh, un des plus célèbres poè'mes de la Perse, contient une foule de vers consacrés au récit merveilleux de leur pouvoir surnaturel.
DIVAN, s. m. (A.) ^!y.^ reeueU de poésies {arabes^ persanes on, tun/ues). — Se prend* aussi dans les acceptions suivantes : conseti d'État, présidé par le, sultan ou le grand- vizir ; audience donnée par le Grand-Seigneur ; triiunai de justice; chancéiierie de la Porte; saite d'audience^ du conseii ou du trihunai} saiofi garni de cowsins qui portent aussi le même nom. — Du mot 9^be se for^ie Tadjectif DÎYÂNY J \ji^y qui désigne une écriture particulièrement en usage dans les bureaux de la chancellerie , à Constan* tinople.
If 2 DOL
DJERID. s. m. (a.) jjjAJavetot^ ou bâton long et 4roit, mais sans fer, qae les cayaliers arabes ou tures apprennent à se jeter de Tun à Tautre et à ramasser en lançant leurs chevaux au galop. L'exercice du djéridy qui exige beaucoup d'adresse, est d'un grand usage en Turquie et fait essentiellement partie de réducation militaire. — On écrit paiement mirib.
DJINN, s. mf. (A.) .
^^ démon inviHMe^ qui, d!après la croyance des Musulmans, inspire ou tourmente les hommes.— Ce terme s'emploie le plus souvent en mauvaise part , aussi appellet-on en arabe MEDJN0ij!>r ^Jy^ un insensé, un f&u, parce qu'on le suppose possédé par un djinn ou génib. Voyez ce dernier mot.
DOLIMAN et dolman, s. m. (t.) à^^jL Vêtement que les Turcs portent sous la pelisse. C'est une. espèce de longue robe ou soutane à manches étroites, boutonnées sur l'avant-bras. Pour les dolimans d'été, on emploie la toile, le satin ou la mousseline, et pour ceux d'hiver, le drap ou le velours. — De là vient notre mot dolman , qui désigne une veste de drap garnie de boutons et de fourrure, et que les hussards attachent sur l'épaule gauche , lorsqu'ils sont en grande tenue. — Importé en France , sous Louis XIV , par des soldats hongrois qui le tenaient des Turcs , ce vêtement a subi plu-
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sieurs modifications, et n'est porté maintenant que par les hussards , sur une autre veste de même forme.
DOUANE, s. f. (A.) ^t^v> Bureau des inspecteurs chargés de la visite des marchandises et de la perception des droits d'entrée et de 'Sortie. Les Italiens disent doga/na et downa, dont le sens est le même qu'en français. — Pour les autres significations du mot arabe, voyez divan.
DOUAR, s. m. (a.) jt^ pi. jb.> et j\^^\ haffitatian, demeure. On appelle ainsi, chez les Arabes nomades, la réunion de plusieurs, tentes au milieu desquelles sont placés les troupeaux. t)ouaT est une légère altération du substantif arabe ; ce mot s'est répandu particulièrement en France depuis la conquête de l'Algérie ; on en a fait un substantif masculin qui prend Vs au pluriel. — Il existe un grand nombre de douars dans l'Afrique septentrionale.
DOUZE, adj. num. card. des 2 g. (p.) 93;tj^ douze; et de là /^^lj«> douzièfne. — ^Les deux mots français ne semblent-ils pas plus rapprochés du persan, que du latin duodecwn^ duodecimtu?
DROGMAN, s. m. (a.) ^Lgo-^* interprète^ dérivé de ^^* iofiterpréter , trorduire. Traducteur attaché à une ambassade européenne en Orient. -—On trouve encore dans les dictipnnaires
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français truehenusn et truehamênt; mais la première transcription est beaucoup plus usitée ; quant à la dernière, il ne faut en tenir aucua compte. — La racine de ee mot tient à la langue chaldaïque^ d'où vient aussi TABGUM Olll'in, iffUerprétatiûn (des (ivres saints}. Le plus ancien Taargum^ composé par Onkelos, ne contient que le Pentateuque; on le croit du w siècle de Tère ehréttenne.
DROIT, E, adj. (p.) vJUwj^ droit, soMs détour, sincère; de là le substantif j;^.^ droiture, proidté. — Tous les étymologistes rattachent au latin direstus [direct) l'adjectil français droit, dont les acceptions assez nombreuses ne sauraient cependant s'expliquer par le même terme. Ainsi, bioit (Pop** posé à*oMique) en hauteur, longueur ou ku^ur» se rapporte bien à dvrecHBSj ou mieux reetus^ car le premier mot est déjà composé; — MtoiT (l'opposé de g^mehe) ne peut s'entendre qu'au moyen de dexter; — droit, s. m>, avec le sens ^rié de titre, pouvoir accordé par ia ioiy ou science des ioi»^ répond au latin ju«; et droit, impôts à t^tfi^ft^ai. -*** Mais l'adjectif «Cf^il, employé au moral, représente très-bien le persan vju*^j3 vrai y swwère^ qui n'est pas un dérivé oomme le \aitmxdireettis. DR01TI7RB rend' également biea le substanltf persan. Il est eerlain qnedireeiio ne peut expliquer sans périphrase
EBN ils
le sens moral de ce dernier ternie ; et pour fournir une nouvelle preuve à Tappul de Tétymologie orientale , on peut citer l'adjectif anglais trusty [st/tu^ire^^ fUièie)^ dont la racine 9 toute persane, n'a rien de commun avec la langue latine.
DRUZE, n. pr. (a.) , ^jj^ pi. j^j^ Nom des disciples de Bamza, fUs d'Alî, fondateur d'une religion bizarre, mdée de pratiques chrétiennes et musulmanes. Les Druzes croient à la ma-* nifestatjion de La Divinité dans la personne du khalife égyptien Hakem biamr allah , fameux par sa folie et sa cruauté, et qui disparut miraculeusement, disentrils, après avoir vécu 36 ans et 7 mois. Ils reconnaissent dans Hamza VlnteUigence vmverseUe^ poi'teat le titre d'un**' taires et habitent le mont Liban i —-Voyez YExfoU de ia reUgion des Druzes , par fen le baron Silvestre de Saoy ; Paris, Imprimerie royale, 18SS; 9 vol. in-8*.
EBN et iBN, s. m. (a.) jjjI pi. Lit /î<5.— Ce mot fait souvent partie des noms propres, et s'écrit aipsi quand il les précède, ex. : bbn H'AifBAL J^ ^1. Lorsqu'il doit au contraire être placé entre deux noms, îl perd sa première lettre et doit se