‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 73 sur 173 · ECH · texte numérisé non relu

ECH

prononcer éen : yah'ya Bm ah'med w\^I ^ ^^^tf^- Yahya flis de Ahmed. — Voyez BEN.

ÉCHEC, s. m. (p.) jji^=>* Exclamation usitée au jeu d'e'chécs, pour avertir que le roi est en danger; elle a le même sens que Tinterjection française gnre! — échec et mat c^l> ^j^'^=^', ou simplement w'L^ , signifie que le roi ne peut plus quitter sa place ni se mettre à couvert, ce qui termine la partie. On dit aussi chAh mât c^L» »L^ , littéralement roi d^ fait. --^ Échec ^ qui parait provenir du redoublement de ^^'^=>y ou même de ce mot lu à rebours, se prend au figuré dans le sens de dommage^ désappoi/ntement , revers de fortune, — Quant au jeu d*échecs, il se nomme en persan ghat'rendj ^jkL et n'offre aucun secours pour rempntér à la source du terme français. Les pièjces dont il se compose sont : te roi; 4a reine; le rokh, autrement appelé /a tot^r; ^'^^pAmu (J-iJ|), dont on aura sans doute fait le foi^ puis ie fou; le cavalier ; le pion, — Au lieu de J^J^i on écrit quelquefois s'adrendj J. j-^, ce qui veut dire alors : les cent peines , les cent vnfortunes^ à cause des nombreux échecs que le roi peut avoir à subir durant la partie. — On a cru découvrir l'origine de l'expression échec et mat dans les mots arabes echcheïkh mât c^L* ^;-> * .. J ! qui signifient le cheïkh est m>ort; mais échec n^a rien de commun avec

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chah ni cheikh^ et le jeu d'échecs, inventé par les Indiens, a dû être connu dans la Perse avant de se répandre en Arabie; de plus, w>L» est un adjectif persan qui veut dire réduit^ déconcerté^ interdit^ et non pas le verbe arabe C^L» numrir.

ÉCORCHER, V. a. (a.) j^ arracheur (la peau d*un animal, Técorce d'un fruit, le vêtement de quelqu'un). — On dit au figuré , en français : écorcher une ia/ngue (la parler peu correctement); écorcher tes oreiUcs (importuner); écorcher guetqu'u/n (le rançonner). — Ces diverses acceptions ont beaucoup de rapport avec celles du verbe déchira. — yuj veut dire écorct , au propre et au figuré. — Le verbe arabe , au moyen de la simple transposition des deux dernières radicales, n'olTre-t-il pas plus de ressemblance avec le français, que le latin excoriare?

EDDIN, n. pr. (a.) ^3JI formé de l'article Jl ia, et de ^^ retigiony foi. Mot qui entre dans la composition de titres honorifiques, portés par divers personnages célèbres de l'Orient, et dont la transcription se trouve souvent représentée d'une manière inexacte chez plusieurs historiens français. —

Voyez ALADDIN.

ÉDEN, s. m. (A.) ^.^ Nom poétique d'une ville maritime de l'Arabie Heu-

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