‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 81 sur 173 · GAZ · texte numérisé non relu

GAZ

cependant l'orthographe et le sens du substantif persan offrent trop d'analogie avec le frani^ais, pour céder la place à une autre racine.

GARGARISER (se), y. pr. (a.) ^yi faire du bruit avec sa gorge. — Onomatop^ reproduite dans le verbe grec yapyapîçstv et qui indique Faction de se laver la bouche, en agitant, au moyen de Tair qui sort du larynx, un liquide introduit fort avant et que Ton rejette ensuite sans Favaler. — C'est en imitant ce bruit, que Ton parvient à prononcer exactement les lettres ^ cr et P- gr ou r' . 11 faut remarquer , toutefois , que la seconde est bien moins aspirée que la première.

GAZE, s. f. (a.) iyà Gaza, ville de la Palestine,, d'où provenait autrefois le tissu léger qui chez nous porte le nom de gaze. —-C'est une étoffe de soie transparente, et qui sert à faire des voiles ou des robes de luxe.— Au figuré, gaze signifie . adoucissement : jeter de iaguze sur un discours , c'est voiler ce qu'un récit pourrait contenir de trop libre ou dç trop piquant.

GAZELLE, s. f. (a.) J!^ antilope y^gazeiie; dérivé de Jjà étreiégeràîa course. Mammifère ruminant, à cornes creuses, et qui tient le milieu entre le cerf et la chèvre. Il est trèsrépandu 4aus l'Asie et dans l'Afrique ; aussi les poëtes

orientaux en font-ils le sujet d'allusions fréquentes, en parlant de jeunes filles timides ou légères dont ils célèbrent la taille gracieuse et les tendres regards.

GAZIE ou GHAZIA, s. f. (a.) kc et ï1j.c expédition guerrière ( des Musulmans contre les inâdèles), dérivé de \jà comtattre, — C'est par imitation que les Français , en Algérie , appellent ghazia un combat livré par eux aux tribus dont ils enlèvent souvent ' les biens et les troupeaux. — Depuis quelques années, on a étrangement abusé du sens An ghazia^ en le donnant comme synonyme de proie ^ capture^ hutvn; aujourd'hui, faire une ghazia signifie, d'après les rapports officiels de l'armée d'Afrique, ^&mpareflr d*un 6ien (appartenant aux Arabes, aux diverses tribus de l'Algérie). Cela n'est pas très-régulier; mais il est vrai de dire que nos soldats n'ont guère de temps à consacrer aux étymologies. — On écrit aussi razia, razzia et rhazia; cependant, à quoi bon adopter plusieurs transcriptions pour le même mot ?

GAZOUILLER, v. n. (a.) J^c chanter doucement, avec a/mour. Se dit des petits oiseaux, lorsqu'ils chantent leurs amours au printemps; d'un ruisseau qui fait entendre un doux murmure , ou d'un petit enfant qui commence à parler. — Le sens du mot ^hazai [cho/nson erotique)^ formé de la même

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racine, conduit naturellement à Torigine du verbe français gazouiiier. — Voyez ghazâl.

GÉHENNE et GÊNE, s. f. (a.) jJ^ enfer et feu de £'en/er.— Cette expression, toute métaphorique, que l'on rencontre fréquemment dans FAlcoran, n'est pas d'origine arabe; elle est formée de la réunion des mots hébreux geia hinnom cfan KU v<UUc d*Htnnom^ lieu situé au sud-est de Jérusalem, et dans lequel les Israélites faisaient brûler vifs des enfants offerts à Moloch, idole des Ammonites. — Les Latins, retranchant la dernière consonne du mot arabe, tiré de l'hébreu, en ont fait gehenna^ d'où vient le français géhenne, employé dans le style biblique pour désigner Y enfer. — GÊNE, contraction de géhenne, signifie peine, chagrin, torture ou misère.

GÉNIE, s. m. (a.) ^^ génie, être incorporel, invisible, comme l'indique la racine. Les génies, selon la croyance des Arabes et autres peuples de l'antiquité, présidaient aux bonnes ou aux mauvaises actions des hommes. — Les dictionnaires français rapportent génie J démon) à getiius^ qui n'est autre que i^ augmenté d'une terminaison latine. On ^it d'ailleurs que la magie, dans laquelle les génies jouent un si grand rôle, a pris naissance en Orient. — Cependant il ne fautjpas attribuer à la même racine un autre mot

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