‹ Glossaire des mots français tirés de l'arabe, du persan et du turc ... précédé d'une méthode simple et facile pour apprendre à tracer et lire promptement les caractères arabes, persans et turcsChapitre 89 sur 173 · GUL · texte numérisé non relu

GUL

guider^ auquel répond ritalien guidare. caïd ou kaïd , transcription de %x;L5 , signifié chez les Arabes un gouverneur^ un chef de trihu : ce terme, qui nous est devenu familier depuis la conquête de F Algérie, vient à Tappui de Torigine du mot guide ^ que les dictionnaires ne font pas connaître. — Voyez caÎd.

GUITRAN, s. m. (a,) ^1^^ goudron y poiçD <t^i«îrfe. — Trar\sçriptiop beaucoup plus exacte^ que goudron , qui cependant est plus usité. — Voyez ooudron.

GULISTAN, s, m. (p.) ^U%J^ parterre de roses y composé de J^ rose^ et de ^Um» terminaison qui sert à former les noms de lieu. — Titre d'un ouvrage en prose et en vers de Tillustre Moslih eddln Sa'di, né à Chîraz Fan 117& de Jési^s- Christ, et mort en 1291. Le Guiistan se recommande par les charmes du style et souvent par sa morale. — Parmi les autres productions du même poëte, il convient de citer encore le boustân ^L^jJ ou Jardin de fleurs, traité de morale entièrement écrit en vers et aussi estimé que le Guiista/n. '.

HAC m

HACHICHE, s. m. (A.) t^àJLa. herife sèche, dérivé de ^^^^ devenir teo, — JSfae/UoAe se dit surtout des feuilles du chanvre indien que Ton foit sécher pour les mAcher ensuite , ou les flimer au lieu dé tabac. — L'historien arabe Makrizi rapporte que Tusage de cette drogue, appelée aussi éerée des faMrs^ s'établit d'abord dans Tlnde et de là se répandit en Perse, en Egypte, m Syrie et autres contrées de TOrient. Les graines et les lèuilles du i^chiehe , cuites çt réduites en pastilles auxquelles on ajouté du sésame et du sucre, sont très-reoberchées des gens du peuple; on en fait aussi une liqueur très-forte, qui produit le délire 1 1 por4e souvent aux plus déplorables excès. Voyez l'Extrait de Makrizi', traduit et annoté par feu Silvestre de Sacy, dans i^ Ch/rtstamathic arahcy V^ édition, tome IL — J'écris hœhiehe avec un e mud;, pour me conformer à l'usage regu dans la transcription du ^ , quand il tern^ine un mot, comme derviche^ babouche ^ etc. — Du temps des Croisades, on donnait le surnom de h'achghâgbîn [cons(ymmisa(iurs de hachiche)^ dofit nous avons fait assassine, à des brigands orientaux, fameux dans T histoire, et qui massacraient impitoyablement tous les Européens désignés par

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