HOR
mérite ou à la vertu , ce qui n*a pas lieu en persan , où le inotj-^ indique la qualité personnelle, sans autre modification. — Honneurs, au pluriel, signifie fonctions éminentesy dignités et cérémonies, — En général, les diverses acceptions du mot hon/neur répondent à celles du latin honor^ dont il est évidemment tiré. Cependant j*ai cru convenable de signaler j-^ , fort ancien dans la langue persane , et dont le sens et TortlK^raphe présentent une analogie remarquable avec le latin et le français.
HORDE, s. f. (T.) j^j^l ca/mp^ et tous ceux qui le suivent, tels que marchands, artisans, etc. De là vient le substantif français horde, peuplade errante, tribu de Tatars ou de Turcs. Quelquefois on emploie chez nous ce terme dans le sens de 6a/nde de gens armés pour le pillage , troupe de malfaiteurs ; mais il n*en est pas de même dans la langue originale : le camp impérial des Turcs s'appelle ordout HUHÂTOUN fjji^ ^j^j^^' — Pourquoi donc écrire horde avec un h aspiré , quand cette consonne n'existe . pas dans le correspondant turc? — Le mot horde, peu connu avant Voltaire, s'est vulgarisé* depuis que ce grand écrivain en a fait usage dans sa tragédie de VOrpheiin de la Chine, oii on lit, acte P% scène 2, ces beaux vers :
J'ai vu de ces brigands la horde hyperhorëe ' Par des fleuves de sang se frayant une entrée
HOU i 6f
Sur les corps entassés. de nos frères mourants. Portant partout le glaive et les feux dévorants.
HORREUR, s. f. (a.) Jft Onomatopée indiquant le frémissement produit par la
corde d'un arc quand on lance une flèche ; dérivé de J» frémir, frissonner^ et au figuré : tremifier d'horreur, détester; d'où le sens de haine violente, abomination, et ohjet d'horreur, attaché au substantif arabe, t- N'estce pas à cette racine qu'il convient de rapporter le substantif latin horror^ et le verbe horrere {frissonner ^ être saisi d'horreur)^ d'où vient par suite le correspondant français? — Remarquez que la consonne h^ muette dans horreur, représente orthographiqueinent la première radicale arabe.
HOULE, s. f. (A.) Jjft et iJy> effroi; dérivé de JLa effrayer, épouvanter. Cette expression , qui caractérise en français {^agitation des flots de ia mer avant ou après l'brage, possède en arabe un sens plus étendu; elle peut s'appliquer à tout objet capable d'inspirer quelque crainte ; aussi les anciens Arabes appelaient-ils aboo -'lhoula J^ I ^ I père de V effroi^ la statue du Sphinx, placée auprès des pyramides d'Egypte, et sur laquelle on a débité tant de fables.
HOURI, s. f. (A.) •tj^ fém. de pfi^t, plur. j^ (fiUe) aux yeux étancs